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Xavier Roy, Directeur général, France Clusters

« Le cluster : une clé d’entrée pour le business en France et à l’international »

France Clusters a une expérience très limitée en matière d’expérience de coopération France-Québec.

France Clusters

Association créée en 1998, France Clusters favorise le développement des politiques publiques de soutien à l’émergence des réseaux d’entreprises.

Quelques chiffres : 120 clusters, 1 million de salariés, 60 000 entreprises bénéficiaires des actions portées par les 200 clusters (grappes d’entreprises, clusters régionaux, pôles de compétitivité).

France Clusters n’est pas spécialisé dans un secteur d’activités mais sur la méthodologie de mise en grappe. Les réseaux d’entreprises sont ancrés dans des réseaux de proximité. Les réseaux accueillent des entreprises pour créer des alliances, et non pas dans une logique donneur d’ordre/sous-traitant. Les clusters couvrent le spectre de la R&D aux marchés applicatifs, des nouveaux besoins exprimés par les marchés à l’innovation technologique, de la filière nationale à l’animation territoriale.

Stratégie : de réseau, territoriale, internationale

Ambition : réinventer les clusters (centre de service,s formation), soutenir leur clusterisation (think tank ouvert et proposer des programmes publics), mondialiser les clusters (facilitateur…)

France Clusters en Europe

France Clusters a réussi à faire reconnaitre une démarche plutôt qu’un cluster type (cf. label Cluster Excellence). Des bases de données à l’échelle européenne sont développées.

France Clusters et l’international

Rayonnement international

Francophonie

Benchmark

Export

Il existe des priorités géographiques plus régionales qu’internationales. Des actions existent mais il existe une marge de progression (plaquettes, sites web en langues étrangères, participation à des conférences, salons, coopérations internationales avec des partenaires/clusters étrangers, implication dans des projets de R&D initiés par le cluster, autres services/activités).

Appuyer l’internationalisation des clusters

  • Stratégie internationale
  • Mondialiser France Clusters
  • Service Europe
  • Projets Europe et Monde
  • Service monde

Coopération France-Québec 

Il existe déjà des coopérations inter-clusters France Clusters. Une rencontre sur le thème « Le clsuter, un moteur européen de croissance » à Strasbourg au Parlement européen, sera organisée les 22 et 23 novembre 2017.

Passer par des clusters à l’international est toujours une valeur ajoutée, l’objectif étant de capitaliser sur les grappes existantes.

Dominique Salliot, Vice-Président Business et Strategy, Stelia Aerospace

Témoignage « Méthodologie d’internationalisation d’une entreprise »

Dominique Salliot partage son retour d’expériences en matière d’implantation au Québec. Stelia est une entreprise de l’aéronautique, spécialisée dans l’aérostructure et l’aménagement d’avions. Stelia, filiale à 100% d’Airbus, réalise un chiffre d’affaires de 2,5 milliards euros. En 2009, le portefeuille de l’entreprise est déséquilibré car elle ne compte qu’un seul client, Airbus. Le marché de l’aérostructure repose sur la génération de chiffres d’affaires sur de grosses structures.

Dominique Salliot soulève une question importante  « Est-ce que j’irai à l’international quand j’aurai gagné un marché ? Ou est-ce que j’y vais pour gagner un marché ? ». Il rappelle que la stratégie est généralement la rencontre d’une vision et d’une opportunité. L’internationalisation de Stelia commence par un appel d’offres lancé par Bombardier. Dominique Salliot explique que les programmes ont des phases de développement relativement longues. L’une des nombreuses questions qui s’est posée a été la suivante : « Quel choix pour le lieu d’implantation ? » sachant que l’avion était livré à Toronto et que les pièces détachées provenaient du monde entier. L’entreprise a considéré un temps l’Ontario. Dans cette province, il existe une approche normée tandis qu’au Québec, il existe une volonté d’adaptation aux besoins spécifiques de chaque client. L’assurance de la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée au Québec a été déterminante dans le choix. En outre, au Québec, il existe une très forte culture de l’aéronautique. L’environnement politique a également joué un rôle essentiel.

La formation des cols bleus a été un succès plein et entier. Stelia a pu bénéficier de collaborateurs de très bon niveau avec un excellent état d’’esprit. Un point qui reste délicat concerne les profils de managers/leaders. Le découpage « à la française » des postes et des tâches n’est certainement pas le même qu’au Québec. Des décalages ont été constatés entre les profils attendus et les candidats. Il ne faut pas hésiter à remettre en question les fiches de poste. L’intégration des expatriés s’est parfaitement déroulée. Aujourd’hui, il reste uniquement deux expatriés sur 150 employés.  En termes de fiscalité, celle-ci est piégeuse : il existe un système de retenue à la source. L’autre point qui fut un succès a été la construction de l’usine. Stelia est locataire, la gestion a été prise en charge par l’aéroport.

Le point d’entrée pour Stelia a été la structure d’accompagnement, Montréal International, qui s’est montrée très agile et dynamique. Cette capacité à rassembler rapidement les bons interlocuteurs a été remarquable. Montréal International a contribué à préciser les axes clés du projet et les rendre accessibles et à critiquer de façon constructive le plan d’affaires. Les provinces ont une vision propre prenant en compte leurs contraintes, leur histoire, leur bassin d’emplois. Au Québec, la connaissance du monde de l’entreprise et de l’industrie est forte. Les investissements dans le secteur de l’aéronautique s’inscrivent dans la durée, les risques sont élevés, les retours sur investissement sont incertains.

En complément de l’accompagnement par Montréal International, l’autre point d’appui a été Investissement Québec dont la mentalité est celle d’un banquier d’affaires. Investissement Qubéc possède une excellente compréhension des enjeux. Un point non négligeable à mentionner : Investissement Québec a un bureau de représentation à Paris. Investissement Québec a servi de relais dans le cadre de l’obtention de visas manquants pour une équipe de Stelia qui devait partir au Québec dans des délais très courts.  Investissement Québec est également intervenu sur d’autres aspects du dossier, notamment au plan fiscal et juridique.

Enfin, Dominique Salliot a insisté sur le facteur culturel : derrière la langue, il existe des difficultés culturelles liées à l’implicite.

Q&A 

Q : un participant : « Si vous n’aviez pas gagné d’appel d’offres, auriez-vous entamé des démarches d’implantation au Québec ? »

R : La proximité avec le marché ouvre généralement des débouchés commerciaux et logistiques et permet un positionnement stratégique à long terme. En revanche, cela ne s’applique pas à l’industrie de l’aéronautique compte tenu de la dimension mondialisée du secteur de l’aéronautique.

Jacques Salognon, Président et Pierre Peyrard, Directeur développement d’affaires Amérique du Nord, Deveryware

Témoignages : « Pourquoi l’internationalisation au Québec ? »

Centrée sur les métiers de la sécurité et le respect de la vie privée, Deveryware contribue aux actions d’utilité publique aux côtés des institutionnels et des collectivités territoriales. Deveryware propose des applications utiles basées sur sur la géolocalisation dans les domaines de la géosécurité et de la ville intelligente (smart city). L’application Geohub, qui s’appuie sur des infrastructures contrôlées à 100% par Deveryware et implantée en France, est la seule société de géolocalisation possédant une double certification ISO9001 et ISO14001. 90% du résultat de l’entreprise est réinvesti dans son développement. Primée par BPI France, Deveryware place l’innovation au cœur de ses activités avec 25% de son chiffre d’affaires dédié à la R&D.

Présentation de l’entreprise en quelques chiffres et dates

  • Création en 2003
  • 100% française
  • 80 collaborateurs
  • Innovation : 25% du CA
  • Cloud privé
  • Sécurité des biens et des personnes
  • Solutions de confiance
  • Qualité ISO 9001 et 14001 (en cours 27001)

2010 : création de la première filiale de Deveryware en Afrique en partenariat avec Ubifrance et la Coface. Solutions de gestion de flottes et de sécurisation des transports

2013 : ouverture d’une filiale en Espagne baptisée Notico

2016 : création de la filiale du groupe Deveryware au Canada

  • Mise en relation avec les bons partenaires
  • Relation partenariale et amicale basée sur la confiance
  • Qualités du dirigeant, David Kassar (fiabilité, flair, sens relationnel, expérience robuste…)
  • Efficacité et rapidité (process, outils)
  • Méthodologie « sur mesure » :
    • Audit
    • diagnostic de faisabilité
    • recherche d’opportunités
    • plan d’actions stratégique
    • feuille de route opérationnelle
    • déploiement de l’action commerciale
    • réglementation et fiscalité
    • recherche de financements
  • Savoir faire et intuition
  • Puissance du réseau de Mission Internationale au Québec
  • Accélérateur d’affaires

Aujourd’hui, la première commande est en cours. A sa conclusion, le premier emploi à Saint-Jean Richelieu sera créé.

Pierre Peyrard : un an d’accompagnement par Mission Internationale

  • 8 voyages de 4 à 7 jours ouvrés
  • 62 rdv
  • Plus de 100 contacts collectés
  • 6 projets concrets représentant plusieurs millions de dollars canadiens

Avant de partir

  • Bien se connaitre soi-même pour bien communiquer
  • Elargir son champ de vision
  • Pourquoi le Québec ? Francophonie, accès au marché canadien, mais aussi ouverture sur les USA, Alena, TPP -Trans Pacific Partnership)
  • Enthousiasme source d’audace
  • Imagination et créativité, connectée sans cesse à la rigueur

Comment ? La méthode

Organiser les actions. Phasage

  • Phase de découverte : comprendre le contexte local, apprendre à écouter (humilité) , fiscalité, droit des affaires, outils financiers, usages, coutumes
  • Phase d’identification : accélérer par l’identification pertinente adaptée par l’entreprise, identification de partenaires, potentiels et opportunités
  • Phase d’implantation : exister au Québec, créer une filiale, trouver des locaux, des visites régulières, se fixer des objectifs clairs
  • Phase d’action commerciale : assistance juridique, rédaction des contrats, remise d’offre, suivi (implantation de l’implantation locale, implantation des partenaires, importance du conseil au plan juridique)

Historique des actions

  • 5/8 octobre 2015: découverte
  • 3 rdv BtoB
  • Investissement Québec (fiscalité, droit…)
  • CCIFC
  • Décembre 2015 : identification, go ou pas go

Potentiel identifié

  • 6 dossiers concrets : 2 dossiers d’ampleur nationale, 2 dossiers majeurs concernant des entreprises implantées au Canada, 2 dossiers plus modestes

Alain Juillet, Expert en intelligence économique, ancien directeur du renseignement à la DGSE, puis de l’intelligence économique au sein du SGDSN, Conseiller senior auprès d’Orrick Rambaud Martel

« Quelles sont les forces et faiblesses économiques dans l’innovation à l’international ? »

Sur le plan sémantique, le mot « innovation » va de la simple déclinaison d’un produit à un produit de rupture qu’elle soit économique, commerciale, technologique… L’innovation est devenue une nécessité pour maintenir ou renforcer une position sur un marché. L’innovation est une nécessité et une manière de se démarquer. Elon Musk avec Tesla ou la fusée Spacex bouleverse les codes de l’aéronautique. A Singapour, il existe des taxis sans conducteur. Le produit innovant peut créer un marché nouveau et détruire le marché existant. La vraie innovation fait faire des sauts technologiques à tous les acteurs et est générateur de marges. Depuis les années 50, l’innovation était plutôt incrémentale. Aujourd’hui, l’innovation radicale oblige tous les acteurs à se repositionner. Alain Juillet cite l’exemple de la fusée Ariane 6. L’impression 3 D permet d’économiser des matières premières et de baisser les coûts de production. L’innovation est un formidable levier pour faire bouger les lignes.

Dans le monde actuel, il est de plus en plus difficile de découvrir une vraie nouveauté. Il faut mener une veille planétaire en matière d’innovation. On apprend toujours des échecs de ses adversaires. Cela permet ainsi d’éviter les investissements inutiles et de gagner du temps. L’innovation ne peut pas être réduite à la production de savoir. L’accumulation des connaissances n’est pas nécessaire pour produire de l’innovation. Il faut atteindre un excellent niveau de connaissances des pays ciblés : marchés, environnement, législation, attentes des consommateurs…Il faut également identifier, à partir des rapports observés de puissance, de situation, de culture, ses chances de succès dans la durée. Cette connaissance s’appuie sur des méthodes et des procédés que l’on peut inclure dans le champ de la veille stratégique.

Sur un plan culturel, il n’est pas inutile de rappeler que les Québécois ne sont pas des Français d’Amérique du Nord. Ce sont des Anglo-saxons qui parlent français. Il est important de s’appuyer sur des écosystèmes qui comprennent des laboratoires de recherche fondamentale ou opérationnelle mais aussi des incubateurs de start up, des fonds d’investissement. Les Etats proposent des incitations techniques, financières et fiscales pour stimuler le développement d’innovations. Cela est le fruit de politiques volontaristes. Malgré de telles mesures, les résultats obtenus ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Il faut « vouloir » : ce sont les hommes qui font la différence en matière d’innovation. L’innovation est avant tout un état d’esprit. Ailleurs, il existe des personnes moins formées mais plus créatives. L’humilité est une condition nécessaire ainsi que le goût du risque. L’innovation est une activité de pionnier. Le principe de précaution qui est omniprésent dans nos sociétés est un frein.

Dans un monde concurrentiel, il faut apprendre à se défendre et se protéger. Au-delà des techniques d’attaques, il existe des stratégies d’influence. Alain Juillet cite l’opération américaine « Bright pebble » au cours de laquelle les Russes avaient réussi à épuiser tous moyens de défense des Etats-Unis. Face à ces risques, il faut augmenter la sécurité de la filière ou de l’activité. Les menaces augmentent chaque jour sur les entreprises, les systèmes et les process. En 2017, il y aura 7 à 8 milliards d’objets connectés, ce qui représente des opportunités mais également des risques.

Une entreprise qui ne sait pas innover est quasiment assurée de péricliter. L’innovation ne doit pas dépasser certaines limites. Il ne faut pas aller trop vite. Le risque devient exponentiel. Il faut savoir planifier le programme d’innovation tout en évitant l’aversion au risque. Le secret pour la bonne innovation est de savoir garder l’équilibre.

Pierre Gabriel Côté, Président directeur général d’Investissement Québec

La France, derrière les Etats-Unis et devant le Royaume-Uni, est le deuxième investisseur au Québec. Les outils sont en place pour que l’AECG puisse être entériné. Le Québec est perçu historiquement comme un tremplin vers les marchés nord-américains. Les avantages sont nombreux : coûts d’exploitation, électricité verte, incitations fiscales pour n’en citer que quelques-uns. L’aéronautique et le multimédia bénéficient d’incitations sectorielles. Investissement Québec a récemment accompagné 5 entreprises du secteur aéronautique. Le Québec permet un accès à de la main d’œuvre hautement spécialisée. Dans le secteur multimedia, Ubisoft et d’autres entreprises de l’hexagone ont pris pied au Québec. Dans le secteur des transports électriques, le Québec bénéficie d’atouts majeurs : production massive d’aluminium, lithium. Des géants s’installent pour créer un « cloud vert ». Un partenariat a été annoncé récemment entre Hydro Québec, Exagon Motors et Renault pour la fabrication de véhicules électriques. Investissement Québec accompagne les entreprises dans la structuration de leur plan d’affaires. La banque d’Etat prend également des participations en capital quand cela est nécessaire et/ou pertinent. Investissement Québec gère plus de 8 milliards de dollars d’actifs.

Table ronde « Les coopérations France-Québec : un gisement d’opportunités et les créneaux d’avenir »

  • Pierre Marc Johnson, ancien Premier ministre du Québec, Négociateur en chef pour le Québec de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (« l’AECG ») et Avocat-conseil au cabinet montréalais Lavery deBilly
  • Dominique Brunin, Directeur CCI France, Délégué Général CCI France International
  • Pierre-Gabriel Côté, Président d’Investissement Québec
  • animée par David Kassar, Président fondateur de Kassar International et de Mission Internationale, lauréat du réseau « Entreprendre », EMBA/HEC-CPA, auditeur IHEDN

Dominique Brunin ouvre le débat en soulignant que l’internationalisation des entreprises aujourd’hui ne peut être que « gagnante-gagnante ». Nous nous situons dans un positionnement équitable pour les entreprises et les territoires. La France est à la recherche d’investisseurs internationaux. La CCI propose des aides pour l’expansion à l’international des entreprises françaises. Elle a aussi pour rôle d’attirer des entreprises québécoises sur le territoire hexagonal. L’accompagnement qui intègre une dimension mentorat vaut dans les deux sens.

La France possède certains territoires hors métropole (DOM-TOM) sur lesquels il est judicieux de capitaliser. Il est fondamental d’accompagner les filières d’excellence sur ces territoires (marine, traitement de surface). Il s’agit d’optimiser cette base avancée pour les entrepreneurs français et québécois. Par exemple, la CCI suit de près le territoire de Saint-Pierre et Miquelon, notamment dans le champ de l’économie bleue. La dimension territoriale est aujourd’hui fondamentale.

Par ailleurs, de multiples acteurs mènent de nombreuses initiatives de façon non concertée. Il serait souhaitable d’adopter une démarche plus coordonnée et de mise en réseau afin de renforcer les impacts. La diversité des acteurs dans le secteur de l’accompagnement des relations franco-québécoises est extrêmement forte. Pierre-Gabriel Côté rebondit sur la nécessité de travailler en réseau. Investissement Québec a 17 bureaux sur le territoire québécois. L’objectif est d’optimiser le maillage des réseaux au service des entreprises désireuses de s’implanter au Québec. La création de synergies et de complémentarités entre les différents acteurs aura des impacts positifs sur les bénéficiaires finaux, à savoir les entreprises. N’oublions pas que le Québec est un territoire de ressources. Le réseau peut prendre de multiples dimensions ; il s’agit d’une conjugaison de facteurs et non pas une addition. Le Québec prend le virage 4.0 de l’industrie pour être compétitif et se renforce sur la dimension innovation. Investissement Québec développe de nouveaux outils et des modèles novateurs, notamment en matière d’éducation. Il existe une forte corrélation entre la capacité d’innovation d’une entreprise et sa capacité à exporter. Investissement Québec a effectué une cartographie des champions de l’export qui se retrouvent principalement en Allemagne, Suisse, Corée… Ils mettent l’accent sur l’expertise technique.

Pierre Marc Johnson indique qu’il existe des organismes de concertation sur la main d’œuvre : ils font se rencontrer des représentants de l’industrie et des représentants de structures de formation. L’ancien Premier Ministre relate une anecdote d’un industriel dans le secteur des télécommunications qui avait déclaré : « J’ai des usines dans 40 pays. Les plus productives sont au Québec. Ce n’est pas en raison de la technologie mais c’est lié à la main d’œuvre qui est remarquablement stable ». Dans une économie en transformation, la main d’œuvre est un facteur clé de succès et la formation, si elle est efficace, peut aussi être un levier de compétitivité. L’autre dimension concerne la société de concertation. En 1977 au Québec, il y avait 6 millions de jours perdus par an en raison de grèves. Aujourd’hui, ce chiffre a été très fortement diminué. Les syndicats ont compris la nécessité d’avoir une forme de flexibilité. Les relations employeurs-employés se sont donc apaisées et elles contribuent à la productivité.  

Selon Dominique Brunin, les entreprises françaises et québécoises font face aux mêmes défis. Le défi le plus important dans la transformation de l’économie concerne le numérique. Le tissu économique de la France étant constitué de PME-PMI à hauteur de 90%, il est essentiel de s’interroger pour savoir comment les aider à s’internationaliser. L’export n’est souvent plus une réponse suffisante. Il faut innover et mettre en place une présence en local et donc une stratégie d’implantation. La francophonie est un élément d’atténuation de risques. Nous devons être collectivement des réducteurs de risques et des accélérateurs de développement. Le Québec, grâce à la francophonie et la stabilité de la main d’œuvre, est une destination prioritaire alors que les entreprises françaises souhaitent d’abord s’internationaliser en Europe.

Pierre Gabriel Côté insiste sur l’importance du secteur environnemental au Québec. Les entreprises dans le domaine technologique sont de plus en plus sensibles à la prise en compte de leur empreinte carbone. Il existe des grappes industrielles qui attirent les entreprises françaises, en particulier dans le maritime, les jeux vidéo, l’environnement, et la biopharmaceutique. Dans ce dernier secteur, Montréal a longtemps été la capitale mondiale de la R&D. Le modèle économique s’est peu à peu transformé : les entreprises ne peuvent plus supporter les coûts lourds de R&D. Un fond de capital investissement américain, Sanderling, fait du co-investissement par molécule et négocie avec les multinationales la distribution du produit. Il s’agit d’un modèle atomisé qui promeut la diversité des acteurs et favorise la mitigation des risques.

L’innovation est un « plus » à l’international. David Kassar rappelle que le Québec permet de nouer des accords de licence pour protéger un brevet ou une marque. Le modèle économique se protège également. Le Président fondateur de Mission Internationale rappelle qu’ « il ne faut pas s’improviser même lorsque l’on part en mission exploratoire ». Il est nécessaire de se faire accompagner par un cabinet juridique spécialisé. Depuis près de 20 ans, David Kassar rencontre des acteurs institutionnels et privés. Une démarche à l’international nécessite un catalyseur qui permet de coordonner l’ensemble des approches, des outils et des process.

Q&A 

Q : un participant : « La parité euro-dollar canadien actuelle sera-t-elle maintenue dans la durée ? »

La monnaie canadienne a perdu, depuis 2013, près de 30% par rapport au dollar américain, dans le sillage de la baisse des prix du pétrole, ce qui entraine un taux de change en faveur de l’euro très concurrentiel par rapport au dollar canadien. Le taux de change en faveur de l’euro constitue un atout pour le développement d’affaires au Québec. Toutefois, s’agissant d’un facteur conjoncturel, ce point ne peut être considéré comme un facteur clé de succès. Historiquement, il existe une corrélation entre le taux de change euro-dollar canadien et le prix des matières premières, en particulier du pétrole. Les économistes prévoient une stabilité du dollar canadien.

Pierre Marc Johnson, négociateur en chef pour le Québec de l’accord économique et commercial global, ancien Premier Ministre du Québec, avocat conseil au sein du cabinet Lavery deBilly

Les enjeux du commerce international à l’horizon 2025
La mondialisation ne doit pas faire peur

L’allocution de Pierre Marc Johnson porte sur l’accord économique et commercial global (AECG). Il annonce qu’un accord entre les communautés et les territoires est en cours. Les 27 pays de l’Union européenne ont donné leur accord de principe. La Belgique, quant à elle, a émis des réserves : celles-ci sont à mettre en regard des problèmes internes non réglés. D’ici 48 heures, la Belgique devrait être en mesure de lever ses réserves afin de procéder à la signature de l’accord. Le Parlement de Namur et le Parlement de la communauté française de Belgique sont convoqués demain afin qu’ils donnent leur accord sur la signature de l’accord. Les perspectives sont donc optimistes malgré les discussions en cours au sein du Parlement de Wallonie.

Le commerce extérieur doit rimer avec la libre circulation des biens, des personnes et du capital car cette approche favorise la concurrence et stimulent les entreprises. La France est dépendante à hauteur de 61,4% du commerce extérieur. Généralement, les accords de libre-échange visent à servir les intérêts des consommateurs et des entreprises. On peut également indiquer que les importations peuvent contribuer à la transformation de certains secteurs. Le commerce extérieur génère de la prospérité qui est ensuite taxée par les gouvernements.

Contexte et objectifs des négociations de l’AECG

  • Diversifier les territoires sur lesquels le Québec exporte. Plafonnement des exportations vers les USA
  • Proposer un accord de 2ème génération : règlement en amont de certains enjeux et réponse au souhait de l’Europe de se positionner sur les marchés publics
  • Créer des précédents en matière de propriété intellectuelle
  • S’accorder sur des principes communs et réduire les freins à la libre circulation des biens, du capital et des personnes et la promouvoir
  • Abolition de 100% des tarifs industriels et élimination des tarifs agricoles
  • Ouverture des marchés publics
  • RoO (règles d’origine)
  • Réduction des OTC
  • Comités

 

Exporter ses services au Canada

  • Liste négative
  • Mobilité de la main d’œuvre (intra-entreprises). Facilitation de l’extension des visas et permis de construire
  • Services financiers. Les compagnies d’assurance québécoises ne pourront pas solliciter les Européens et réciproquement.

Tous les services pourront bénéficier du même traitement.

Développer un réseau de distribution en Amérique du Nord et s’établir au Canada

  • Acquisition ou création de société
  • Certitude juridique quant à la non discrimination
  • Administration par des non-Canadiens
  • Mobilité de la main d’œuvre

Une fois l’accord signé, le Parlement européen prendra le relais pour la mise en vigueur provisoire de l’accord. 95% de l’accord en valeur relève de l’Union européenne et non des Etats nationaux.

En conclusion, Pierre Marc Johnson rappelle que « l’on n’improvise pas sa présence à l’international. Il faut adopter une bonne planification stratégique et savoir choisir ses partenaires ».

Q&A 

Q :  Laurence Pivot, journaliste « Qu’en est-il des tribunaux d’arbitrage qui ont posé des points de blocage ? Quid de l’ouverture des marchés publics au Canada aux Européens ? Accès à hauteur de 30% des marchés publics ? »

R : La réalité est que les Européens ont déjà accès aux marchés publics. Mais, sans accord, il n’existe pas de certitude juridique. Selon une étude publiée en 2011, les marchés publics européens représentent 10% du PIB canadien.

Yves Grimard, Directeur Europe et Moyen-Orient d’Investissement Québec
Le Québec, votre porte d’entrée pour l’Amérique du Nord

« Nous sommes une agence de développement économique et de financement. Notre mandat : assurer le succès de votre projet d’expansion internationale au Québec ».

Investissement Québec possède 17 bureaux au Québec et 12 bureaux à l’étranger. Les missions d’Investissement Québec, banque d’Etat, sont les suivantes :

  • Contribuer au développement économique du Québec grâce à notre offre financière intégrée
  • Stimuler la croissance
  • Apporter un soutien auprès d’entreprises de toute taille, coopératives et entreprises d’économie sociale, filiales d’entreprises étrangères au Québec et entreprises internationales

La gamme de services proposée intègre des prestations en matière de financement, capital-risque et fonds d’investissement, prospection d’investissements étrangers, accompagnement des filiales de sociétés étrangères, crédits d’impôts, capital de développement. Le montant du prêt moyen est de 600 000 USD. Certaines opérations peuvent dépasser ce chiffre ; ainsi, un prêt d’un milliard a été octroyé à Bombardier. Les opérations de financement sont adaptées à tout type de projets : productivité, innovation & R&D, exportation, relève et transfert d’entreprise, commercialisation

Une offre complète est proposée à toutes les étapes de croissance des entreprises :

  • Pré-démarrage : fonds d’investissement, capital risque
  • Démarrage : fonds d’investissement, capital risque, prêts et garanties de prêts

Québec, terre d’opportunités

  • Province canadienne plus vaste : 1 667 712 km2
  • Plus de 8,2 millions d’habitants
  • 82 milliards d’exportations
  • PIB de 363 milliards de dollars canadiens
  • Montréal, 3ème cluster aéronautique au monde après Toulouse et Seattle

Le Québec propose des avantages comparatifs structurels, notamment en termes de protection des contrats.

Proximité des principaux marchés de l’Est et accès à ceux de l’Ouest

  • 14 consommateurs au Québec
  • 130 millions de consommateurs au total
  • A proximité de Boston, Philadelphie, Détroit, New York
  • Qualité des infrastructures

Le Québec, le champion du libre-échange

NAFTA, CETA, CCRFTA, CCFTA

Importance des différences culturelles. En dépit d’une langue partagée, les pratiques d’affaires sont très proches de celles des Anglo-saxons.

Une économie forte, compétitive et intégrée au système mondial

  • Le système bancaire le plus fiable au monde
  • Un environnement d’affaires simple et ouvert
  • Une fiscalité avantageuse

Plan Nord : programme de développement économique des régions nordiques du Québec proposé en 2011. Il prévoit des investissements publics et privés de l’ordre de 80 milliards de dollars dans un horizon de 25 ans. Le plan se veut axé sur le développement durable ; il comprend le développement de projets d’énergie renouvelable et la construction d’infrastructures.

Stratégie maritime : logistique, énergie, infrastructures

Electrification des transports : 99% hydro-électrique au Québec

Aluminium : production et transformation de l’aluminium

Développement des industries secondaires et tertiaires

Coût d’exploitation d’une entreprise

Comparaison des coûts annuels d’exploitation

Devise canadienne : une prime de 25% à l’exportation. En effet, la chute du pétrole et du gaz a impacté la valeur du dollar canadien.

Impôts et mesures fiscales

Comparaison des taux d’imposition

Incitations pour la R&D

  • Un programme généreux : 65% du financement de la R&D provient du gouvernement canadien
  • Popularité : utilisé par plus de 11 000 entreprises au Canada
  • Long terme : programme offert depuis plus de 25 ans
  • Incitations applicables au développement expérimental et à la recherche scientifique : dans les faits, il y a plus de projets de recherche que de développement

Activités offertes

Mesures incitatives

Recrutement

Choix d’emplacement

Partenariats locaux

Relations avec les institutions locales

Financement

Q&A

Remarque préliminaire de David Kassar, Président Fondateur de Mission Internationale. Il rappelle l’importance de définir le projet collaboratif dans le cadre d’une démarche d’internationalisation au Québec. Le mot « commerce » vient du latin « échanger ».

Q : M. Martin, représentant d’un Pôle de compétitivité : « Comment répondez-vous à l’enjeu de transformation 4.0, c’est-à-dire d’innovation, qui est un aspect fondamental pour la survie des entreprises ? »

R : L’innovation étant un facteur clé de succès pour les entreprises, L’objectif est de « clusteriser » la France et le Québec sur des filières, des grappes, des thèmes grâce à des dispositifs d’appui et de financement.

Q : Stéphane Fournier, Polypap (emballages de fleurs) : « Est-il possible d’accéder à l’Ontario via le Québec ? »

R : Pour les entreprises françaises, le Québec reste incontestablement le point d’entrée au Canada et, éventuellement, d’accès à d’autres régions pour les raisons suivantes : francophonie, parité euro/dollar canadien, accès au marché de l’Alena.

Pierre Marc Johnson, ancien Premier Ministre, rappelle que le Canada est constitué de 10 provinces et 3 territoires. Il existe une très forte compétition entre les régions canadiennes. Chaque région a ses particularités et exige une approche différente. Le diagnostic stratégique export est donc essentiel ainsi qu’un accompagnement par des acteurs locaux. Parmi les arguments favorisant un passage par le Québec figurent la tradition de droit civil qui encadre le droit contractuel, le français comme langue commune et la tradition d’intervention étatique et de solidarité.

Q : Tony Lorençou, élu à Arcachon, cabinet de recrutement de cadres publics : « Quel est le meilleur canal pour aborder une implantation au Québec ? »

R : Cela dépend du type de projet.

Line Beauchamp, ancienne Ministre du Québec, ancienne Vice Première Ministre du Québec, représentante du Québec à l’Unesco
Ensemble, additionnons nos forces

La relation diplomatique et politique entre la France et le Québec s’inscrit depuis toujours dans une volonté de nourrir la dynamique des relations d’affaires. C’est avec la France que le Québec a signé ses premières ententes. Le bien commun est à l’enseigne. Depuis 50 ans, la relation franco-québécoise est singulière, directe et privilégiée. La coopération entre la France et le Québec est importante. Les champs de coopération privilégiés sont la culture, l’éducation, les échanges universitaires, la jeunesse, la science, les technologies, les partenariats entre collectivités locales. Cette coopération contribue au rayonnement des deux sociétés. Elle permet également l’établissement de réseaux d’échanges et de collaboration entre professeurs, étudiants, professionnels, universités, centres de recherche, artistes, élus... dans une logique de partenariat. Au cours de l’histoire, le Québec et la France ont su conjuguer leurs forces, visions et talents. Line Beauchamp cite quelques exemples d’initiatives de coopération dans le champ économique, scientifique et culturel qui lient les deux territoires :

  • Groupe franco-québécois de coopération franco-économique (1974)
  • Plans d’action avec des régions de France : fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée. Un exemple de coopération réussie est l’alliance formée en 2015 par Arkema et Hydro-Québec qui ont annoncé la signature d’un partenariat pour la création d’un laboratoire commun de recherche et développement dans le secteur du stockage de l’énergie.
  • Coopération scientifique et de R&D : dans ce domaine, il y a des projets de co-tutelle de thèses. Pour illustrer ce point, le Centre Jacques Cartier a pour mission de valoriser des écosystèmes scientifiques, économiques, universitaires, culturels et institutionnels du Québec et de la région Auvergne-Rhône Alpes. L’événement « Les Entretiens Jacques Cartier » est le plus grand rassemblement de la communauté francophone.
  • Dynamique des échanges culturels : ceux-ci sont également un moteur économique important. Ils contribuent à hauteur de 3,5% du PIB et 4% des emplois à l’échelle du Québec.
  • Cercle des Dirigeants Franco-Québécois créé il y a plus d’une dizaine d’années : un lieu privilégié de rencontres de chefs d’entreprises qui peuvent partager des réseaux d’affaires.
  • Fédération France -Québec Francophonie : regroupe des associations en régions et réunit des membres passionnés du Québec. L’objet de l’association est de développer l’amitié et les liens entre les deux pays.

Le projet d’accord de libre-échange actuellement en discussion au Parlement de Wallonie (AECG) entre l’Union européenne et le Canada, initié par Jean Charest, ancien Premier Ministre du Québec, est un accord emblématique de la relation diplomatique entre nos deux pays. Cet accord commercial progressiste pourrait changer la face du monde. En effet, il s’agit d’un accord de libre -échange moderne intégrant des aspects forts sociaux et environnementaux. Nous espérons que cet accord sera ratifié prochainement.

Parmi les grands chantiers importants entre la France et le Québec, nous pouvons également citer l’entente sur la mobilité de la main d’œuvre qui constitue un grand enjeu international. Des accords de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles ont été conclus. En effet, 64 arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) ont été signés et sont entrés en vigueur. Ils concernent les métiers de l’artisanat et des fonctions réglementées. Les infirmiers, médecins, ingénieurs, travailleurs sociaux entre autres sont concernés par ces accords.

La France et le Québec se sont également engagés sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles au travers d’une Convention. Celle-ci confirme la souveraineté des Etats (ratification par 140 pays) d’appuyer leurs politiques et différences culturelles nationales. Le gouvernement du Québec a été fort actif tant au Québec que sur la scène internationale pour faire valoir l’importance de promouvoir et de préserver la diversité culturelle dans le monde. Le gouvernement du Québec a défendu la cause de la diversité culturelle au sein de forums internationaux comme l’Organisation Internationale de la Francophonie et l’Unesco.

La lutte contre le changement climatique est également un sujet de convergence entre la France et le Québec. Grâce à cette connivence et ce partage de visions, les deux territoires avancent ensemble dans la même direction. La Conférence des Parties, appellation privilégiée par les Québécois versus la COP21, a permis de souligner l’engagement des gouvernements français et québécois dans le développement de mécanismes de marché comme solution à la lutte contre le réchauffement climatique.

Par ailleurs, comme tous les deux ans dans le cadre des rencontres alternées, une délégation conduite par le Premier Ministre français s’est rendue au Québec du 13 au 15 octobre 2016. A cette occasion, Manuel Valls a rencontré son homologue Justin Trudeau et Philippe Couillard, Premier Ministre du Québec. Les trois décideurs politiques ont établi clairement les nombreux avantages de l’accord visant à renforcer les liens économiques tant pour les travailleurs que pour les entreprises. Ils ont appelé à la signature de l’accord de libre-échange considéré comme un accord « gagnant-gagnant » entre l’Union européenne et le Canada. Enfin, les deux gouvernements français et québécois ont convenu de travailler ensemble sur une série de points et ont mis en place une feuille de route autour des thèmes suivants : développement de l’économie bleue et du secteur maritime, numérique, électrification des transports, prévention de la radicalisation, lutte contre le changement climatique, exploitation commune de ressources naturelles...

En 2015, la France est, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, l’un des trois principaux clients européens du Québec, derrière les Etats-Unis et la Chine. Le nombre d’entreprises québécoises en France a augmenté de 17% en 2015. La France est, par ailleurs, le deuxième investisseur étranger en Québec après les Etats-Unis. Le Québec accueille 46% des entreprises françaises au Canada. Celles-ci emploient environ 30 000 personnes tandis que les 150 entreprises québécoises installées en France emploient 10 000 personnes. Un autre chiffre intéressant : 43% des exportations françaises au Canada sont québécoises. Le Québec accueille 46% des entreprises françaises au Canada et emploient 30 000 travailleurs québécois.

Afin de favoriser la relation économique entre la France et le Québec, une délégation générale du Québec est présente à Paris (66 rue de Pergolèse, 75116 Paris). Elena Voicu, Directrice du service économique de la Délégation générale du Québec à Paris est disponible pour rencontrer les entreprises.

Dotés de gouvernements amis, la France et le Québec partagent une langue commune, une histoire, une vision orientée vers le bien commun. Les deux territoires offrent un environnement maitrisé et des dispositifs d’appui complètement dédiés aux entreprises désireuses de tenter l’aventure de l’international.

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Rencontre « Développement des Eco-Entreprises à l'International »

Toulouse le 9 juillet 2015 à l’Hôtel Palladia, en collaboration avec la CCI de Toulouse

Présentations de

M. Olivier Chazal, Coordinateur du Club ADEME International
M. Gilles Charier, Directeur Général du pôle de compétitivité DERBI
M. Jean-Marc Dessapt, Directeur de l'Action Economique et de l'Innovation de Midi-Pyrénées
M. Vincent Lemaire, Président de Safra
M. Francis Larue, Président de la Commission Internationale de la CCI de Toulouse
M. David Kassar
, Président de Kassar International

Les thèmes évoqués seront les suivants :

  • Avantages pour les éco-entreprises françaises à l'international.
  • Présentation du Club ADEME International et du pôle DERBI
  • Présentation du PRIE
  • Présentation du programme de la délégation Québec/Montréal du 6 au 8 octobre 2015
  • Témoignage d'une éco-entreprise française


 

M. David KASSAR,

Président de Kassar International

Notre maître de cérémonie ouvre la séance et présente brièvement les intervenants.

Il rappelle les thèmes qui vont être évoqués, souligne l’avantage que représente pour les entreprises  françaises le développement vers l’international et en profite pour mettre en avant la présence de M. Vincent Lemaire, venu témoigner de l’aventure qu’a été pour lui-même et son entreprise SAFRA son développement vers le Québec.


 

M. Olivier CHAZAL,

coordinateur du Club ADEME International

L’ADEME, acteur d’envergure puisque agence nationale chargée de mettre en œuvre la politique énergétique en France, mais aussi acteur international sur plusieurs zones dans les domaines suivants :

  • Maîtrise de l’énergie,  sauf l’eau qui reste un domaine traité à part par d’autres acteurs,
  • Changement climatique
  • Déchets
  • Pollution de l’air et des sols,
  • Ville durable.

L’ADEME emploie environ 1000 personnes en France.

C’est une entreprise décentralisée qui se partage entre les centres de  Paris, qui est aussi le siège, Angers et Valbonne, plus Bruxelles ; et bien sûr des antennes locales partout.

Les budgets sont assez stables, à peu près équivalents en 2014, 2015 et 2016. Cependant les montants d’investissement d’avenir sont importants ¬– 2450 M€ - dont l’objet est d’apporter les financements nécessaires pour faire émerger des techniques nouvelles.

Au plan international, l’activité de l’ADEME est organisée pour fournir deux types de services : l’un géographique, l’autre « programmatique » à partir de Bruxelles. C’est la Direction de l’Activité Internationale qui est en charge entre autres de :

  • fournir un benchmark vis-à-vis des autres pays
  • coordonner les activités hors UE : bassin méditerranéen et Afrique du Nord, et accords de l’AFD (Agence Française de Développement) vers l’Asie
  • structurer l’offre innovante des éco-entreprises à l’international
  • et enfin faire connaître et
  • mettre en relation savoir-faire / partenaires français / partenaires étrangers.

Parmi les priorités de 2015 à l’international figure surtout la consolidation de l’expertise dans les domaines ci-dessus.
Le CLUB ADEME INTERNATIONAL regroupe parmi ses membres le Ministère de tutelle, les Pôles de Compétitivités, des entités de financement et de gestion de dons, mais aussi et surtout BUSINESS FRANCE qui assure une présence et une gestion locale et à laquelle l’ADEME apporte l’expertise, et enfin VIVAPOLIS, c’est-à-dire la Marque France de la « ville durable » à l’international pour canaliser les développements urbains anarchiques.

L’objectif est d’apporter le soutien de l’ADEME aux entreprises à l’international par

  • des exemples
  • des trophées
  • la diffusion de brochures sur le savoir-faire français

Le CLUB ADEME INTERNATIONAL, c’est

  • + de 120 éco-entreprises,
  • depuis 1997,
  • un but : les soutenir dans leur développement,
  • un lieu d’échange incluant les appels d’offres etc,
  • un lieu d’expérimentation.

Les enjeux de 2015 :

  • COP21, conférence de Paris sur le changement climatique, en décembre 2015
  • Poursuite des projets de Ville Durable, en particulier en Côte d’Ivoire, aux Emirats, au Mexique,
  • Développement de consortiums internationaux
  • Décrypter des appels d’offre en Afrique pour les PME (Eco-entreprises)

Le CLUB ADEME INTERNATIONAL remercie d’avance toutes les entreprises qui y adhéreront,  car là plus que jamais, l’union fait la force.


 

M. Gilles CHARIER,

Directeur Général du pôle de compétitivité DERBI

Le Pôle de Compétitivité a une mission différente de celle de l’ADEME, c’est un pôle de connaissance et de moyens, dont l’objectif est

  • l’aide au développement de la R&D
  • l’aide à l’accès des PME vers les compétences scientifiques et techniques.

Domaine d’activité :

  • énergie, efficacité des bâtiments
  • gestion des réseaux et stockage
  • production hors bâtiments

Il s’agit d’une offre de services globale, destinée à accompagner une entreprise depuis l’émergence d’un projet innovant jusqu’à la mise sur le marché d’une technologie, en passant bien sûr par le financement.

A noter que l’international ne représente qu’une partie de l’activité.

Les Membres du Pôle sont

  • des entités innovantes, les « Innovants »
  • des entités adjuvantes, les « Helpers »
  • des Institutionnels et entités de financement
  • des Ecoles / Universités

Les activités du Pôle :

  • veille technologique à l’international, en particulier Asie et USA
  • identification de marchés potentiels, avec priorité au bassin méditerranéen, en particulier l’IMEDER
  • partenariats technologiques, incluant des transferts de technologie et/ou de savoir-faire
  • soutien aux projets innovants et/ou structurants
  • projets d’accompagnement des PME primo-accédants à des financements européens, « IMPACT ».

Parmi les partenaires du Pôle sont à compter

  • Business France
  • IMEDER

et plusieurs structures, telles que :

  • Réseau Electrique Intelligent
  • Syndicat des Energies Renouvelables.

Les missions marquantes en 2015 :

  • Finlande
  • Hong Kong, chantier d’électricité
  • Californie, Smart City

Et enfin au programme de 2016 :

  • Abu Dhabi
  • Brésil
  • Chili
  • Maroc / Tunisie / Egypte

 

M. Jean-Marc DESSAPT,

Directeur de l'Action Economique et de l'Innovation de Midi-Pyrénées

Brève présentation de l’activité de son entité qu’il a décrite comme une plate-forme d’aide à la décision vers l’international.

Cette plate-forme, baptisée « Midi-Pyrénées Export » est mise au service des  entreprises locales désireuses de se tourner vers l’international.


 

M. Vincent LEMAIRE,

Président de SAFRA
Présentation du bus multi-hybride Businova

SAFRA est une entreprise albigeoise de carrosserie industrielle et ferroviaire – autobus, tramway, métro. Ses terrains de jeux sont les marchés de grande maintenance, donc des  villes. En effet, il faut savoir que la durée de vie d’un bus est de 10 ans, d’un tram, 20 ans et d’un train, 20 ans également. Il s’agit de marchés essentiellement nationaux.

Nos enjeux sont donc :

  • L’identification des défis du transport urbain et/ ou public, à savoir
    • Santé,
    • Environnement
    • Etc.
  • Synergie nécessaire
    • Villes / Entreprises
    • Economie
  • Principes fondateurs chez SAFRA :
    • Aller vers l’innovation
    • Réduire la pollution
    • Optimiser le transport des passagers

La résultante de tout cela a été la mise au point d’une chaîne de traction multi-hybride électrique / hydraulique, particulièrement évolutive et dont deux des caractéristiques principales sont l’objectif O émission et un châssis bi-modulaire.

En matière de financement, c’a d’abord été un autofinancement, puis peu à peu nous nous sommes tournés vers d’autres sources, mais nous avons avancé pas à pas, sans rien brusquer.

Bien évidemment, l’importance de la R&D a été capitale.

L’aventure internationale pour nous, ç’a été le Québec avec David Kassar depuis 2 ans, car cette aventure passionnante a été pour nous synonyme d’aide financière et d’incitation à la R&D, dans un contexte fait de normes différentes, du climat beaucoup plus sévère et de la présence de la concurrence chinoise.


 

M. Francis LARUE,

Commission Internationale de la CCI de Toulouse

M. LARUE a chaleureusement remercié Vincent LEMAIRE et David KASSAR pour leurs actions respectives et conjointes, en soulignant que le développement à l’international est « peu probant » et difficile. En effet, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit là d’un « mille-feuilles » d’acteurs, qui peut facilement prendre l’aspect d’une jungle.

M. LARUE a émis le souhait que les acteurs fassent l’effort de se regrouper en vue de SIMPLIFIER. Ceci permettrait de promouvoir la chasse en meute, pour le plus grand bénéfice des entreprises impétrantes.


                   

En guise de conclusion, David KASSAR a fait une rapide synthèse de ce colloque.

Il a souligné l’implication de nombreux clusters, amplifiant par là même l’image du « mille-feuilles » d’acteurs et l’idée de jungle.

Il a rappelé que le développement  à l’international implique une impérieuse nécessité d’analyse concrète et surtout de catalyseurs tels que Kassar International, le Club ADEME International ou le Pôle DERBI, pour ne mentionner que ceux-là.

Puis il a convié toutes les personnes présentes à rejoindre un buffet aussi sympathique que délicieux.

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Leroy Automation présente sa stratégie en Amérique du Nord

leroy


Montréal, le 16 Octobre 2014 - LEROY AUTOMATION INC est la filiale Nord-Américaine de l’entreprise familiale Française LEROY AUTOMATION SAS qui conçoit et fabrique sur site industriel des systèmes électroniques ferroviaires embarqués, de contrôle-commande pour l’électrification des transports, et des automatismes de processus industriels militaires et ferroviaires.


A l’occasion d’une rencontre privée organisée à l’hôtel Saint-Sulpice de Montréal, LEROY AUTOMATION a présenté sa stratégie commerciale à une sélection d’acteurs majeurs du ferroviaire et de l’énergie.


Une croissance dynamique en perspective


Le plan d’extension des opérations de LEROY AUTOMATION INC en Amérique du Nord est opérationnel, et le nouveau bureau Québécois offrira à ses clients des solutions innovantes, et surtout un accompagnement de proximité afin de garantir le succès des grands projets américains.


« L’ouverture de notre filiale à Montréal constitue un pas important dans la réalisation de nos objectifs d’internationalisation » a annoncé M. Alain Wojtaszak, Directeur Général. « Il s’agit d’une nouvelle ère pour le développement commercial de notre entreprise ».
Avec la signature de nouveaux contrats pour équiper le train-tram de la ville d’Ottawa, et pour moderniser le métro de Santiago du Chili, LEROY AUTOMATION affirme sa présence sur le continent en tant que nouveau joueur.


Une alliance manufacturière réfléchie


Dans le cadre de son développement en Amérique du Nord, LEROY AUTOMATION a annoncé son alliance avec la société M2S Electronique, sous-traitant en électronique spécialisé dans la fabrication, l’assemblage et l’intégration de produits électroniques de haute technologie.
Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de LEROY AUTOMATION pour se positionner sur les marchés des véhicules ferroviaires et de l’électrification des transports, où M2S est historiquement très bien établi. « M2S se félicite de cette entente qui dynamisera nos deux sociétés de façon très complémentaire » déclara M. Jean-Daniel Binant, Directeur Exécutif au Développement des Marchés de M2S.


L’accompagnement de ses clients et partenaires stratégiques


Avec le soutien d’Investissement Québec, et également au travers des témoignages des leaders de l’industrie - et fidèles clients - ALSTOM et SIEMENS, LEROY AUTOMATION est défini comme un partenaire d’excellence pour accompagner vers le succès les donneurs d’ordres Nord-Américains dans le développement de leurs projets clés.

A propos de LEROY AUTOMATION INC :
Pour plus d’information au sujet de LEROY AUTOMATION, visitez son site internet à l’adresse http://www.leroy-automation.com


Information :
Sébastien MAURY / Vice-Président - Développement des Affaires
LEROY AUTOMATION INC
Montréal, QC – Canada
T. +1 (438) 794-5166
sebastien.maury@leroy-autom.com

 

Rencontre Kassar International
Conférence « S’implanter au Québec, Pourquoi ? »

La situation économique du Québec

Monsieur Yves Lafortune, Premier conseiller aux Affaires économiques à la Délégation générale du Québec à Paris a débuté cette rencontre en présentant la conjoncture économique québécoise. Cette approche macroéconomique a permis de bien appréhender la situation économique globale au Québec en se focalisant par la suite sur certains secteurs d’activité.

Partant du constat simple selon lequel le Québec est la porte d’entrée vers l’Amérique du Nord, Mr Lafortune va détailler ce qui fait du Québec une région d’opportunités. Même si l’on parle de plus en plus du développement nordique du Québec, 90% du business s’effectue au sud, dans la région de Montréal. Quant on s’intéresse à l’économie Québécoise on retrouve des chiffres et des prévisions très intéressantes ; le PIB prévu pour 2014 est de 400 Milliards de dollars canadien, le taux de croissance de 1,9 % en 2014 et enfin le taux de chômage de 7,4%. Le marché Québécois est un marché de 135 Millions de consommateurs sur un rayon de 1000 Km, c’est également une main-d’œuvre qualifiée et stable, un coût d’exploitation parmi les plus bas en Amérique du Nord et enfin, des incitatifs fiscaux élevés pour les entreprises qui font de la R&D.

A cette croissance dynamique et attractive s’ajoutent des initiatives majeures régionales de soutien de l’économie. Parmi ces initiatives il y a ce que les Québécois appellent « Les créneaux d’excellence » et « grappes industrielles » qui correspondent aux pôles de compétitivité français et qui ont une grande importance et influence au Québec. Parallèlement à cela, l’initiative « Priorité Emploi » a pour objectif de faire croître l’emploi au Québec en aidant les entreprises à investir. D’autres initiatives industrielles, sur les transports, sur la recherche et l’innovation ou encore sur le développement du commerce extérieur viennent compléter ce panel d’aides aux entreprises avec pour objectif principal l’augmentation des investissements privés et le contrôle budgétaire. Dans ce processus, la France est identifiée comme un partenaire majeur pour le développement économique de Québec.

D’autre part, la politique du développement nordique participe à la croissance Québécoise. L’objectif principal est de développer le nord du Québec de façon durable et responsable. Les investissements vont tout d’abord se concentrer sur les infrastructures publiques avec la mise en place du Groupe d’action ministérielle pour les projets d’investissements privés et la création du Secrétariat à la coordination du développement nordique. La mise en place de l’AECG (Accord économique et Commercial Global) viendra, aux horizons 2015, renforcer les relations économiques et commerciales entre le Canada et l’Union Européenne. On prévoit que cet accord augmentera de 20 % les échanges entre l’Union Européenne et le Canada avec pour objectif final un accord général entre l’Amérique du Nord et L’Union Européenne. De manière globale cet accord facilitera les échanges en supprimant les droits de douane, en limitant les entraves techniques et en harmonisant les normes et les certifications.

Le Québec dispose également de secteurs d’excellence parmi lesquels les secteurs de l’aérospatial, l’agroalimentaire, les biotechnologies, et des secteurs en émergence tel que les technologies vertes. Ainsi, par le biais d’une vue d’ensemble sur la situation économique et commerciale du Québec, Mr Lafortune a montré en quoi cette région du Canada est une terre d’opportunités pour les entreprises françaises désireuses d’étendre leur activité en Amérique du Nord.

 

Le Secteur de l’aéronautique au Québec et le rôle d’Investissement Québec

Mme Linda Houle, directrice de développement des affaires à Investissement Québec, poursuivit cette rencontre avec une présentation du secteur aéronautique au Québec. Elle sera suivie par Mr Yves Grimard, directeur Europe et Moyen-Orient d’investissement Québec pour une présentation des actions et des missions d’Investissement Québec.

Pour débuter, un chiffre parlant ; 50 % de l’activité aéronautique Canadienne s’effectue dans la région du Québec. Au Québec, 212 entreprises sont spécialisées dans le secteur aéronautique et embauchent près de 42 000 personnes. Parmi elles nous y retrouvons des entreprises comme Bombardier, Aérolia, Safran ou encore CAE. Le Québec est également un haut lieu de la recherche et du développement dans le secteur de l’aéronautique (7ème rang des pays de l’OCDE, 1er au Canada (7,8 G$, 2.63 % du PIB)). Il y a une forte concentration de chercheurs qui est nettement supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE (10 % des employés au Québec pour 6,2 % dans les 30 pays de l’OCDE) et enfin, des incitatifs fiscaux à la R&D parmi les plus compétitifs en Amérique du Nord.

Mr Yves Grimard a ensuite présenté Investissement Québec et le rôle de cette institution. Investissement Québec est une banque d’affaire, c'est-à-dire que c’est une agence de développement économique adossée à une institution financière. Au sein de 17 bureaux régionaux, Investissement Québec réalise 2000 opérations de financement auprès des petites et moyennes entreprises. Le gouvernement a également décidé de confier à Investissement Québec certaines mesures fiscales. De ce fait, Investissement Québec rédige des certificats d’éligibilité pour certaines mesures d’exonération fiscale.

Le Pôle d’Excellence Québécois des transports terrestres.

Mr Jean Simard, président du pôle d’excellence Québécois des transports terrestres a présenté la mission de ce pôle qui est d’assurer la croissance et la compétitivité des entreprises de ce secteur en développant des projets structurels. C’est également le porte-parole des entreprises de ce secteur auprès des organismes publiques régionaux et nationaux. Le pôle regroupe 650 entreprises qui emploient près de 31 000 personnes pour des revenus approximatifs annuels de 7 Milliards de dollars. Les transports terrestres qui rentrent dans le pôle sont à la fois les véhicules spéciaux et commerciaux, les transports publics, les transports récréatifs, et les véhicules électriques.

Le pôle organise des opérations de réseautage avec des décideurs et des politiques de ce secteur afin de faciliter l’implantation et la croissance d’une entreprise dans ce secteur. Les donneurs d’ordre dans ce secteur sont des entreprises telles que Bombardier mais également des entreprises spécialisées comme Carl Thibault (camions de pompier) ou Rheinmetall (transport militaire ; les tanks).

Si on s’intéresse au marché servit par ce pôle de compétitivité, les Etats-Unis arrivent en tête avec 84 % du marché, suivi du Canada avec 13 % et du Mexique avec 3 % du marché. Voici la répartition approximative des prises des commandes de matériel roulant neuf (en US$) en 2010-2012 :

On constate que la croissance dans le secteur des transports repart et elle est alimentée par les défis importants du 21eme siècle tels que les changements climatiques, la hausse du prix des énergies ou encore l’augmentation de l’urbanisation. Le marché des transports au Etats-Unis est marqué par une caractéristique qui offre des opportunités aux entreprises étrangères c’est le fait que la standardisation n’existe pas. De ce fait chaque fournisseur peut livrer son véhicule sans avoir à modifier le design ou les paramètres de celui-ci. De plus, la stratégie d’électrification des transports lancée par le gouvernement en 2013 a pour objectif de subventionner les entreprises qui privilégieraient les transports électriques afin d’accélérer la transition vers ce type de transport.

Avec le développement du grand Nord du Canada, l’industrie minière devra être accompagnée par le développement du transport minier. De ce fait, le pôle se prépare à pouvoir couvrir ce futur marché en recherchant des partenaires parmi les entreprises internationales.

 

Kassar International ; l’accompagnement du développement d’affaire de votre entreprise à l’international.

Après les présentations de ces diverses institutions, Monsieur David Kassar, président de Kassar International a fait une transition pour expliquer l’activité du cabinet et ainsi faire le lien entre les actions des institutions Québécoises et l’accompagnement des entreprises par le cabinet Kassar International. Il a expliqué que l’international ne s’improvise pas. Il est important de faire un diagnostic export afin d’analyser les outils dont on dispose et ceux qu’il faut mettre en place. Il est également important de se faire accompagner, dans sa démarche à l’international, d’un cabinet de conseil qui vous guidera dans toutes les démarches et qui vous ouvrira des portes grâce à son réseau. Car malheureusement, les dirigeants et chefs d’entreprise d’aujourd’hui passent 80% de leur temps à faire ce qu’ils ne maitrisent pas et 20% à faire ce pourquoi ils se sont lancés dans le business, alors qu’ils devraient passer 80% de leur temps à faire ce qu’ils savent faire et 20% à déléguer à des spécialistes.

 

Euler Hermes ; l’assurance de vos échanges commerciaux.

Pour se développer sereinement à l’international il faut se prémunir contre les risques d’impayés. Pour cela Euler Hermes, premier assureur-crédit mondial, représenté par Mr Nicolas Casset, responsable régional, vous accompagne avec des solutions d'assurance, de recouvrement et de caution. En effet 98% des entreprises ont déjà connu un impayé et un quart d’entre elles ont du déposer le bilan à cause d’impayés.

De ce fait, si nous devions retenir trois bonnes raisons pour s’assurer-crédit, nous retiendrions le fait de pouvoir développer son chiffre d’affaire en s’assurant de la bonne santé financière de ses clients et prospects, le gain en réactivité et en compétitivité et enfin l’optimisation du recouvrement des impayés.

Euler Hermes à l’international c’est 1400 analystes crédit et arbitres, 40 millions d’entreprises suivies, des implantations dans 54 pays et enfin 20 000 décisions de crédit par jour.

Témoignage de Mr Vincent LEMAIRE, président de SAFRA.

L’entreprise SAFRA est accompagnée sur le marché Québécois par le cabinet Kassar International et Investissement Québec pour son développement d’affaire dans cette région du Canada et par la suite sur toute l’Amérique du Nord. SAFRA est une entreprise Albigeoise crée en 1955 et spécialisée dans le matériel de transport public urbain. L’enjeu principal de la société est celle du transport public. Le challenge étant de transformer le transport public en le rendant durable et qualitatif car en 2050 l’usage des véhicules particuliers sera interdit dans les centres villes.

SAFRA s’est donc positionné sur ce marché avec la commercialisation du bus BUSINOVA, un véhicule de transport urbain à haut niveau de performances techniques, économiques et écologiques. Cet autobus aux lignes travaillées combine 2 innovations majeures toutes deux protégées par brevet : Un Châssis bi-modulaire, et le système de Propulsion multi-hybride.

Avec un parrain de renom ; YANN ARTHUS-BERTRAND et des projets innovants et dynamiques, SAFRA met toutes les chances de son côté. Mais SAFRA ne s’arrête pas seulement au marché régional ni même national, SAFRA regarde vers l’international. Avec l’accompagnement de Kassar International, SAFRA a mis en place une stratégie internationale afin de capter les marchés internationaux avec un projet d’implantation au Québec. Investissement Québec a apporté sa connaissance du marché canadien et a mis en relation l’entreprise SAFRA avec les spécialistes de ce secteur au Québec dont le pôle d’excellence des transports routiers dirigé par Mr Simard.

En somme, le projet SAFRA CANADA, débuté en Septembre dernier, se concrétise avec la très prochaine création de l’entreprise au Québec qui permettra à cette innovante PME Albigeoise de rouler vers d’autres horizons.

Communication Kassar International

 

Rencontre Kassar International
Conférence « Nouvelle Géopolitique Internationale»

Le Jeudi 6 Mars 2014, Kassar International organisait une conférence sur la Géopolitique internationale et pour traiter ce thème nous avons eu l’immense honneur de recevoir Mr Pascal Chaigneau.

Un compte rendu de ses propos ne peut que décevoir tant cet homme par ses connaissances et sa personnalité a su captiver son audience. Nous tenterons cependant de retracer au mieux le fil de sa pensée et de son savoir.

Les Dynamiques du Monde Arabe

Monsieur Chaigneau a tout d’abord commencé par expliquer les dynamiques du monde arabe et les grands dossiers du Moyen Orient qui restent des sujets d’actualité brulants.
Les révolutions auxquelles nous avons assisté dans ces pays sont des révolutions de pays pauvres. Tous les pays rentiers de l’Algérie à l’Arabie Saoudite se sont achetés la paix sociale et un statu quo avec leurs pétro et gazo-dollars et pire encore lorsqu’ils n’ont pas pu l’acheter ils l’ont imposé. Ce fut le cas du royaume de Bahreïn par exemple.
Le Maroc et la Jordanie sont les deux seuls pays pauvres où il n’y a pas eu à gérer des phénomènes insurrectionnels. Le Maroc doit sa paix sociale à la gouvernance du Meksen. En effet le roi Mohamed VI règne mais ne gouverne pas c’est le Meksen qui, sous l’apparence d’un système parlementariste, a plus de pouvoirs que le gouvernement officiel. La situation de la Jordanie cependant est une situation plus complexe car bien que calme pour l’instant ce pays, qui est devenu le déversoir de la crise syrienne, pourrait ne pas tarder à connaitre une crise sociale à son tour. En effet, la Jordanie est devenue le réceptacle de tous les financements Saoudien et de toutes les subventions des monarchies du golfe pour essayer de faire tomber Asad. Aujourd’hui, le roi de Jordanie est tellement conscient de sa fragilité qu’il demande non seulement de l’aide à des pays comme la France, mais se tourne également vers la police armée populaire chinoise afin de faire construire un centre de maintien de l’ordre urbain qui ressemble en bien des aspects à un camp militaire hautement armé.
Face à ces divers cas de figure, un pays se distingue ; Le Qatar qui s’est positionné comme le prosélyte du système. Il surcompense sa micro territorialité par une suractivité. A tel point que le 5 Mars 2014 le Koweït, Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite ont retiré leurs ambassades de Doha afin de signaler au Qatar leur lassitude face au prosélytisme de celui-ci.
Intéressons nous maintenant aux soulèvements populaires de la Tunisie et de l’Egypte. Pour la Tunisie, le bilan est plus positif que ce que nous redoutions il y a encore trois mois. La raison est simple ; c’est un professeur d’HEC, Monsieur Moncef Cheikhrouhou, qui a repris en main l’assemblée constituante. Sur le moyen terme, la Tunisie a donc des atouts pour repartir dans un cadre démocratique et stable. Si nous prenons le cas de l’Egypte, la situation est totalement différente ; ce n’est plus un pays qui a une armée, c’est une armée qui a un pays. Les militaires au pouvoir souhaitaient éradiquer les confréries. Pour cela ils ont appliqué la stratégie suivante ; Identifier, Discréditer, Eradiquer.
Si l’on s’intéresse aux soulèvements du Yémen et de la Syrie. Dans le cas du Yémen, ça a été un soulèvement de population pauvre récupéré, financé et manipulé par l’Arabie Saoudite pour mettre au pouvoir la tribu Yéménite la plus arrangeante dans le but de démembrer le pays. Car le Yémen a de l’eau, une terre fertile, du gaz naturel ce qui en fait le cauchemar des Saoudiens. Ce que L’Arabie Saoudite n’a jamais accepté c’est que le Yémen était complice de l’invasion du Koweït par Sadam Hussein. Depuis une semaine le Yémen est devenu un Etat fédéré avec 6 entités, ce qui fait du Yémen un Etat affaibli avec un pouvoir central également affaibli. Lorsqu’on se tourne vers la Syrie, les frontières que l’on connaissait n’existent plus. Le pays est totalement morcelé par les différentes autorités militaires qui règnent sur les régions du pays.
Quant à la situation de la Turquie et d’Israël, nous nous apercevons que les relations entre ces deux pays sont paradoxales. D’un côté la Turquie souhaite vendre le modèle AKP au monde arabe qu’elle a colonisé pendant près de 500 ans, donc pour tenter de le faire oublier le sport national de la Turquie devient la critique de l’Etat d’Israël. De son côté, Israël retrouve en l’Etat égyptien un nouvel allié stratégique.

 

Les Dynamiques de l’Afrique

La France était le pays leader il y a 10 ans sur les relations avec l’Afrique. Nous sommes désormais 6° client, 5° fournisseur, 4° investisseur sur un continent où nous étions leader partout.
Ce que l’on peut dire des pays d’Afrique tels que La Libye ou le Mali, c’est que les guerres sont faites et orchestrées par le soutient de pays extérieurs, mais les conséquences ne sont aucunement assumées.
Le Tchad est le contact de l’armée française sur le territoire Africain. Le Tchad se sent encouragé et le dictateur Tchadien pense n’avoir aucunes limites. Pourtant, le Tchad n’a plus la main sur les mines de diamants, les dictateurs qu’il a placé au pouvoir dans les pays alentours lui tournent le dos et de ce fait le Tchad se sent trahit. La sanction immédiate fut de rentrer en centre Afrique et d’éliminer Mr Bozizé du pouvoir. De ce fait dans ce contexte précis, le Tchad est à la fois la source du problème Centre Africain mais également le seul remède possible.
La chine de son côté a déjà commencé à financer des guérillas Africaines. En effet, il y a au sud de la Somalie une ethnie qui se nomme les Djouba qui ne sont ni identifiés comme des Somaliens ni comme des Kényans et qui sont pourtant à un emplacement géographique stratégique pour le transit du pétrole du Sud Soudan vers les Etats-Unis. La chine s’est rendue compte que pour parasiter la construction de l’Oléoduc et rendre dépendant l’acheminement du pétrole par les tuyaux du Nord, il faut financer l’indépendance de la population de Djouba sous le prétexte de la création d’un Etat leur appartenant.
Il y a aussi des choses qui vont bien sur le continent africain comme par exemple les guerres qui s’arrêtent en RDC ou en Côte d’ivoire. Ce continent n’a pas surexploité ses ressources et c’est le continent qui va connaitre la plus forte croissance en 2014, ce qui fait de lui le continent le plus convoité au monde.
Enfin, L’Afrique du Sud ne tardera pas à perdre son statut d’Etat qui a le mieux réussi en Afrique car avec 40% de la population noire au chômage, la génération Born and free et une impatience générationnelle la crise sociale ou politique ne tardera pas à éclater.

Les Dynamiques de l’Asie

L’Afghanistan n’est pas sous emprise Américaine, son avenir sera dessiné par le Pakistan. Les Etats par leur présence physique et militaire tente de remporter les enjeux énergétiques de ce pays. Ainsi nous observons une coalition Chine-Russie contre les Etats-Unis et la sortie de ces derniers de l’Afghanistan va les priver d’une tête de pont sur l’Asie centrale. On peut donc pressentir qu’une fois les américains hors de l’Asie centrale, les prochaines oppositions vont avoir lieu entre la Russie et la Chine. En effet, la Russie commence à se demander si en s’alliant avec la Chine ils ne sont pas en train de construire et de solidifier leur prochain ennemi.
Si on s’intéresse aux principaux éléments de mutation, on constate que la grande rupture du japon est son réarmement. De plus, si la Chine ne se met pas d’accord avec le Japon elle devient son alibi pour se réarmer. Quant à la Corée du Nord, la situation est gelée parce qu’aucun des acteurs ne veut que cela change même s’ils prétendent le contraire. La véritable crise est à venir et aura lieu dans la mer de Chine du Sud lorsque les chinois auront l’armement militaire pour occuper par la force cet espace.

L’Amérique latine

Ce continent est le seul qui a réussit à éradiquer la guerre et qui soit passé d’une crise monétaire à une croissance significative. De toutes les forces armées indépendantes présentent en Amérique latine au début du siècle il n’en reste qu’une ; les Farcs mais qui sont en train de s’épuiser.
Il reste cependant de mauvais élèves économiques mais d’un point de vue politique la situation s’est vraiment stabilisée.

La Russie

La crise de l’Ukraine vient à point nommé pour les russes qui attendaient depuis 20 ans un prétexte pour récupérer la Crimée. Les Russes ont crée en Moldavie une base militaire en 1992 dans l’idée qu’elle servirait un jour à récupérer l’Ukraine. De plus avec le réchauffement climatique, la Russie peut désormais exploiter les territoires qui étaient jadis sous la glace.

Les Etats-Unis

Même si les Américains se sont pensés les régulateurs de la planète, ils se sont rendu compte que dominer ne voulait pas dire contrôler. Les Américains ont dominé le monde ils ne l’ont pas contrôlé et on redécouvre des frontières énergétiques qui échappent au contrôle des Etats-Unis.

Communication Kassar International

 

Rencontre Kassar International
Conférence « s’implanter au brésil, pourquoi ? »

Première conférence de l’année pour Kassar International autour de l’entreprise Pramex représentée par Mr Carlos Locatelli directeur adjoint de la filiale brésilienne et Mr Fréderic Grange responsable Sud-Ouest, venus tous les deux parler des raisons pour lesquelles le Brésil est encore à ce jour, un pays d’opportunités pour les entreprises françaises.

Pour inaugurer son cycle de conférences-rencontres 2014, Kassar International accueillait l’entreprise Pramex, Leader français du conseil pour l’implantation internationale des PME, représentée par Mr Carlos Locatelli et Mr Fréderic Grange. Mr Locatelli commencera son discours en évoquant le fait que le Brésil et les pays d’Amérique latine reviennent sur le devant de la scène internationale. Malgré certaines idées reçues ou critiques infondées, le Brésil est un pays qui offre des opportunités tant en matière d’investissement qu’en terme d’implantation d’entreprise.

Le Marché brésilien

Le marché brésilien est un marché très compétitif avec des procédures bureaucratiques longues, mais pour les entreprises ayant un projet innovant et adéquat avec le marché brésilien, il peut représenter une excellente opportunité. L’attrait du Brésil vient principalement de son rang de 7° économie mondiale, un taux de chômage extrêmement bas et un gouvernement brésilien désireux de simplifier les procédures, de réduire l’inflation et d’accroitre le développement économique du pays. Cet attrait s’illustre en partie par une augmentation de la place du Brésil dans la liste des pays récepteurs d’IDE en passant de la 9° place en 2010 à la 4° place en 2012. Le Brésil souvent caractérisé de « Pays continent » tient son surnom de la taille et de la puissance de l’économie des Etats qui constituent le Brésil. En effet, l’Etat de Saô Paulo a un PIB équivalent à celui de la Suisse et l’Etat du Parana a un PIB équivalent à celui du Maroc.
Le Brésil est également un pays qui peut être considéré comme une porte d’entrée en Amérique latine non seulement grâce à la proximité géographique mais également grâce aux accords de libre échange tel que le MERCOSUR.
D’autre part, avec la création du Réal et notamment à partir de 2002 avec le nouveau gouvernement qui a mis en place un plan de développement économique agressif, la classe moyenne (Classe B et C) a fortement augmenté donnant ainsi a une plus grande partie de la population, un pouvoir d’achat plus élevé et une volonté de consommation très importante. De ce fait, dans beaucoup de secteurs tels que le secteur de l’électroménager, la croissance est très forte du fait de cette propension à consommer de la classe moyenne. Cela a donc amené les grands groupes de Retail à s’implanter au Brésil.

 

Comment faire des affaires au Brésil ?

La politique fiscale du pays reste encore son talon d’Achille. En effet c’est un système complexe avec beaucoup de taxes et avec des flous juridiques qui provoquent le blocage de certains projets. La loi du travail quand à elle est un peu rigide mais moins qu’en France. Par exemple il est facile au Brésil de licencier un employé sous couvert tout de même du paiement d’une amende de 40 % sur toutes les cotisations sociale payées pour le salarié durant le temps qu’il a travaillé pour l’entreprise.
Au niveau de la fiscalité, il existe deux régimes fiscaux (forfaitaire et réel), il est possible de changer à chaque clôture d’exercice au 31 Décembre de chaque année. Le taux d’imposition au Brésil est de presque 34% ce qui est à peu près équivalent à la France. D’autre part, l’IPI est une taxe locale taxant les importations qui permet au Brésil d’agir comme barrière protectionniste. Cependant, le montant de cette taxe a tendance à baisser d’année en année. L’impôt sur les services est également une taxe qui influe sur le prix d’un service. Cela peut varier de 2 à 5 %.
De ce fait, pour réussir au Brésil il est essentiel de maitriser la fiscalité locale. Il faut également connaître l’environnement. En effet, il faut connaitre la culture locale et les coutumes car de nature optimiste les brésiliens ont tendance à manquer d’objectivité. Il est important également de connaitre avec précision le contexte local de manière à ne pas se laisser berner par son partenaire local.
Cela nous emmène vers un des facteurs les plus important pour une implantation au Brésil ;
Savoir s’entourer de la bonne équipe.
En effet, une équipe brésilienne a la connaissance culturelle du pays et des réseaux commerciaux, cependant c’est vous qui avez le savoir faire dans votre activité. On pourrait donc préconiser par exemple l’envoi d’un expatrié qui piloterait et complèterait les équipes locales.

 

Quels sont les secteurs porteurs au Brésil ?

On aurait tendance à dire que tous les secteurs sont actuellement porteurs au Brésil. Cependant au niveau de l’investissement, les secteurs les plus attractifs sont les secteurs des énergies, des mines ou bien encore le secteur de l’automobile. Cependant, afin de contrer l’IPI les entreprises vont préférer l’acquisition à l’exportation. Elles peuvent ainsi servir le marché brésilien sans être pénalisées par les taxes du gouvernement et les autorisations légales (Secteur médical, cosmétique etc..).

Mr Locatelli a conclu sur deux cas réels dans lesquels Pramex a aidé des entreprises à s’implanter au Brésil afin d’illustrer les propos tenu lors de la conférence et la stratégie adoptée pour réussir au mieux une implantation à l’étranger.
Cela nous montre donc qu’une entreprise ayant un bon projet et se faisant accompagner par un expert dans son implantation à l’étranger va mettre toutes les chances de son côté.

Ainsi, le Brésil, malgré un marché complexe, reste un pays attractif. Avec plus de 100 millions de personnes dans la classe moyenne et une économie encore en fort développement, le Brésil reste une terre d’opportunités.

 

Communication Kassar International

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Aéronautique, espace et export : quand les dynamiques de cluster
et l’accompagnement ciblé suscitent les success-stories

Accompagner à l’export les entreprises de l’aéronautique et du spatial, un secteur par essence innovant et international ? Telle est la (une des !) mission du pôle de compétitivité Aerospace Valley et de l’Agence Midi-Pyrénées Expansion et tel était le thème de la soirée du 28 novembre chez Kassar International. Avec le témoignage d’EconoCom qui a fait appel au cabinet Kassar International pour internationaliser sa success-story. Le ciel et l’espace n’ont pas de frontières !

Zoom sur le secteur de l’aéronautique et de l’espace lors de la soirée-débat du 28 novembre, dernière de l’année, qui accueillait dans les frimas de l’hiver une quarantaine de personnes venues échanger avec les représentants du pôle Aerospace Valley, de l’agence Midi-Pyrénées Expansion et du groupe Econcom. Comme à chaque fois, les échanges furent nourris, les intérêts partagés et l’ambiance conviviale !

Un cluster aéronautique et espace : l’exemple d’Aerospace Valley

Flash-back : c’est en 1990 que Michael Porter a popularisé le concept de « cluster » ou grappe d’entreprises constituant un réseau et une masse critique de compétences sur un territoire donné. Mais l’esprit de cluster a déjà fait ses preuves et connu ses heures de gloire, avec, en leurs temps, la Hanse (prospère association des villes portuaires et marchandes du Nord de l’Europe du XII au XVIIe siècle) et la Venise florissante du XIII et XIVe siècle qui en furent les premiers exemples. En France, c’est sous le nom de « pôles de compétitivité » que le principe a été institutionnalisé à partir de 2005 avec la création, finalement, de 71 pôles sur le territoire national. Parmi eux, le pôle de compétitivité Aerospace Valley réunit sur les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine quelques 550 acteurs de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Marc Péré, directeur général, et Thilo Schoenfeld, délégué aux affaires internationales, du pôle Aerospace Valley étaient les invités de David Kassar pour décrypter le rôle d’un pôle et présenter les avantages que les entreprises, PME notamment, tirent de cette dynamique territoriale et de cette alliance de compétences. Innovation et développement territorial, projets collaboratifs et actions collectives, animation de filière et mise en réseau sont les mots d’ordre des pôles de compétitivité avec, pour Aerospace Valley, une mission : préparer l’avion et le satellite de demain. Mais pas seulement, car « l’ère 3 » des pôles de compétitivité, dont les contrats de performance 2013-2018 entre pôles, Etat et collectivités, ont été signés au cours des derniers mois, mise aussi sur la transversalité. Il s’agit donc ainsi d’imaginer par exemple les applications des technologies satellitaires pour les secteurs de l’énergie ou de la santé. A ce jour, Aerospace Valley a labellisé près de 600 projets et s’est structuré en 9 Domaines d’Activités Stratégiques (DAS) et 3 Domaines d’Activités Transverses (DAT) mais aussi en Commissions qui permettent d’éclairer les entreprises adhérentes sur les enjeux technologiques et de marché. Parmi ces enjeux, celui de l’international est omniprésent. Et les pôles de compétitivité ont pour mission d’accompagner leurs adhérents vers l’export au travers de missions collectives, de participations à des salons et conventions d’affaires, de partenariats avec d’autres clusters ou d’aide au montage de VIE (Volontariat International en Entreprise). Les PME d’Aerospace Valley ont ainsi exprimé leur intérêt pour une liste de pays cibles en Europe mais aussi Etats-Unis, Canada, Chine…

 

International et PME, les enjeux régionaux

Avec plus de 85 pays visités à son actif, Bernard Plano, président de Midi-Pyrénées Expansion, est venu apporter son témoignage de l’intérêt (mais parfois aussi de la difficulté !) de faire du business à l’international. Au-delà de la complexité de ce qu’on appelle la « communication interculturelle », c’est en tant que président de l’agence de développement, le « bras armé économique » de la Région-Midi-Pyrénées, que Bernard Plano a présenté les différentes actions de MPE. Car si MPE a pour « mission régalienne » d’attirer des entreprises exogènes et de les aider à s’implanter en Midi-Pyrénées, une deuxième mission de l’agence est également depuis quelques années d’accompagner les entreprises locales vers la diversification, sectorielle mais aussi et surtout de marché en allant vers l’export. Là encore, en concertation et bonne intelligence avec les pôles de compétitivité, les actions prennent la forme de missions export ou de délégations sur des salons dont l’emblématique Bourget mais aussi Aeromart ou le Toulouse Space Show qui se tiendra en juin à Toulouse. Car a conclu Bernard Plano, « si en exogène, on gagne sur les critères objectifs d’attractivité du territoire mais aussi sur l’empathie et la sympathie, notre stratégie pour aider les entreprises endogènes à s’exporter est de les « cocooner » et de les accompagner pas à pas vers de nouveaux relais de croissance, dont notamment les pays émergents ».

 

EconoCom, success-story internationale

« Accompagné », c’est ce qu’a été EconoCom, un groupe européen de services numériques aux entreprises créé il y a 40 ans, qui a notamment fait appel au cabinet Kassar International pour optimiser sa croissance à l’export. En quelques années, le groupe Econocom a en effet quadruplé de taille et a racheté, en France et à l’étranger, des concurrents, parfois plus gros que lui ! A l’étranger, cette stratégie a permis au groupe de s’implanter sur des marchés où il n’était pas présent et de mieux accompagner les clients existants sur place ou d’en gagner de nouveaux. « Il faut réagir très vite en cas d’attaque informatique, car au-delà des enjeux de sécurité et des risques de vol d’information, arrêter une chaîne de production est très dommageable pour une entreprise industrielle » dit-on au sein de la Business Unit Aerospace d’Econocom, basée bien évidemment à Toulouse. « Nous avons rapidement pris conscience que nous aurions besoin d’être accompagné pour optimiser notre accès au grand export. Faire appel à quelqu’un d’extérieur, tel que David Kassar, permet de gagner du temps et oblige à imprimer un rythme dans l’entreprise, et à ne pas délaisser le sujet face aux autres urgences quotidiennes. Grâce à l’accompagnement du cabinet Kassar International, nous avons pu éviter les pièges (de langage, de comportement…), accéder directement aux décideurs et concilier nos obligations de business à court terme avec une stratégie internationale de moyen et long terme » a témoigné Emmanuel Rousseau, responsable BU Aerospace chez Econocom.

Pour la petite histoire, c’est lors d’une soirée-débat chez Kassar International en mars dernier que l’idée de faire appel à un cabinet d’expert à l’international a pris sens chez Econocom. La tête dans les airs et les étoiles mais les pieds sur terre, telle fut la conclusion de cette soirée qui se poursuivit par le traditionnel cocktail pour poursuivre les échanges en toute convivialité.

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

 

Développement international des PME et de la filière des éco-industries :
Cas d’école et boîte à outils

Accompagnement à l’international ? L’ADEME se mobilise pour aider les éco-entreprises françaises à exporter et les collectivités locales innovent dans leurs boîtes à outils dédiés. En avant pour les marchés étrangers !

Zoom sur l’éco-industrie, un secteur en vogue et en croissance, lors de la soirée-débat organisée par le cabinet Kassar International le 17 octobre en partenariat avec l’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).

ADEME International, un club d’éco-entreprises très opérationnel

Créée en 1991, l’ADEME est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dédié à la protection de l’environnement et à la maîtrise de l’énergie, avec un rôle actif dans la fédération des acteurs et la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable. C’est en 1997, parce que l’international apparaît clairement comme un débouché incontournable pour les « Greentech » et « Ecotech » françaises dans un marché mondial très concurrentiel, que le Club ADEME International a été créé. Ce réseau d’éco-entreprises rassemble aujourd’hui des savoir-faire publics et privés avec plus d’une centaine d’adhérents, TPE, PME, entreprises technologiques, bureaux d’étude, start-up, et permet de favoriser leur développement à l’export dans une approche fédératrice. Olivier Chazal, coordinateur du club ADEME International, a précisé que « grâce à ce club, ces petites entreprises ont une voix auprès des instances officielles ». Chiffres à l’appui : les entreprises membres entre 2008 et 2012 ont en moyenne doublé leur CA à l’export ! Concrètement, le Club ADEME International permet aux PME d’identifier en amont leurs projets exportables, mais les aide aussi à trouver des partenaires, des fournisseurs, à apprécier les risques et ensuite à valoriser les projets et actions réussis. Avec un effet boule de neige, telle cette PME partie en 2008 sur un salon à Sao Paulo, et qui après avoir fait affaires sur place, a attiré 5 autres entreprises françaises dans des projets au Brésil. Le Brésil fait d’ailleurs partie des pays cibles sur lesquels un programme d’action national est mis en oeuvre, aux côtés par exemple du Maroc ou de la Turquie. Olivier Chazal a ensuite détaillé les outils mis à disposition des entreprises, dont le FASEP (Fonds d’étude et d’Aide au Secteur Privé), un outil interministériel, ou le FFEM (Fonds Français pour l'Environnement Mondial) ou dans un autre registre les Trophées Export des éco-entreprises.

 

De la boîte à outils de l’international aux actions sur le terrain

Une chose est sûre : les outils et dispositifs d’aide et d’accompagnement à l’export ne manquent pas, au niveau national ou local, pour aider les entreprises à aller à l’export, une des priorités nationales pour la France, élève assez médiocre ou du moins classé « peut mieux faire » en la matière !

Ignacio Antona, Responsable du Pôle International de la CCI du Tarn et membre de la CCI International Midi-Pyrénées, a ainsi rappelé les différents services proposés par les CCI, au plus proche des entreprises et qui vont de la veille et de la sensibilisation jusqu’à l’accompagnement au montage de dossiers (COFACE par exemple) ou à des actions collectives.

Bernard Raynaud, 4ème Vice-Président de la Région Midi-Pyrénées, en charge de l'emploi, de l'innovation et du développement économique mais aussi de l’international, a lui rappelé qu’il y avait plusieurs façons d’envisager l’international : la coopération entre pays ou régions et bien sûr, nerf de la guerre de cette soirée, l’export des entreprises. Alors que les régions vont être officiellement sacrées par la réforme de la décentralisation chef de file pour tout ce qui touche au développement économique et notamment l’accompagnement des entreprises à l’international, Bernard Raynaud a rappelé que toutes les actions étaient menées de façon concertée et partenariale, avec les CCI et organismes impliqués, et ce notamment dans le cadre du PRAI. Adopté pour la période 2013-2016, le « Plan Régional d’Internationalisation des Entreprises » résulte d’une concertation entre les différents acteurs impliqués et s’appuie sur le travail déjà effectué depuis le lancement d’International Midi-Pyrénées en 2008. 23 M€ sont consacrés par la Région à cet enjeu du développement à l’export des entreprises régionales, avec un panel d’outils diversifiés et ciblés. On peut ainsi citer les Appels à Projets pour la sensibilisation et la préparation des entreprises ou pour le montage d’actions collectives permettant la participation à un salon par exemple, mais aussi le soutien aux VIE (Volontariat International en Entreprise) ou encore le tout nouveau Contrat d’Appui Export. En écho aux Contrats d’Appui initiés en 2007, les Contrats d’Appui Export vont permettre de financer de l’immatériel, typiquement nécessaire (études, conseil, prospection…) dans une démarche d’internationalisation.

« C’est une très belle boîte à outils, très complète mais un vrai millefeuille dans lequel il n’est pas facile pour le chef d’une petite entreprise de se retrouver ! » a souri Francis Larue, président de la Commission International de la CCI de Toulouse, soulignant aussi le gros effort de lisibilité accomplie par la Région à travers le lancement d’une « Plateforme numérique d’information des entreprises à l’international » (http://export.midipyrenees.fr). La CCIT de son côté va mettre en place un Club International avec une idée fixe en tête : apprendre à mieux chasser en meute et à répondre ensemble, par exemple à des appels à projets internationaux, avec la réactivité et la masse critique qui font souvent la différence en environnement concurrentiel !

En conclusion, David Kassar a réaffirmé l’importance pour une PME d’être solide sur son marché et/ou son savoir-faire et ses capacités financières pour partir à l’export, mais en sachant s’appuyer sur les relais opérationnels, publics et privés, capables de catalyser les compétences nécessaires et de les accompagner vers le succès en évitant les pièges ! Et si la notion de compréhension interculturelle a été abordée, ce détail qui fait qu’une attitude ou parfois même un mot en Francophonie ne signifie pas pour tous la même chose, un consensus global a été trouvé à la fin : « cocktail » se comprend aisément et est souvent le moment privilégié pour poursuivre de façon informelle des discussions qui nourrissent les collaborations et la réflexion sur un enjeu aussi important que le développement export !

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

 

Une soirée des Consuls très réussie chez Kassar International

Rencontres et échanges d’informations au service du développement économique et des relations d’affaires à l’international : le cabinet Kassar International recevait le 19 septembre les consuls en poste à Toulouse

« Les réceptions de l'ambassadeur sont toujours réussies » disait la publicité de ces célèbres bouchées au chocolat dans les années 90 ! La « soirée des consuls » chez Kassar International, qui marquait le 19 septembre la rentrée internationale de l’automne à Toulouse, a également été un succès ! Organisé par le cabinet Kassar International, spécialisé sur l’accompagnement et le développement à l’export, cet événement, inédit à Toulouse, réunissait les Consuls en poste à Toulouse pour un moment d’échanges et de convivialité. Grâce à la présence des représentants officiels d’Algérie, d’Allemagne, de Belgique, du Canada, de Croatie, du Danemark, des Etats-Unis, du Mali, de Malte, du Mexique, de Moldavie, du Pérou, des Philippines, de Pologne, de Slovénie ou de Suède, cette soirée dans le ciel toulousain a réussi un quasi tour du monde depuis le 7e étage de la place du Capitole où sont situés les locaux de Kassar International !

Des compétences et un Comité d’experts au service de l’international

Cette soirée était aussi l’occasion de présenter le Comité Stratégique mis en place par David Kassar, afin d’appuyer la croissance du cabinet fondé en 2006 et dédié à l’accompagnement des entreprises et organismes publics et privés souhaitant se développer à l’export.

10 membres, représentant différentes filières sectorielles et transversales (aéronautique et spatial, santé, agri/agro, NTIC, finances, intelligence économique…) ont été invités par David Kassar à former ce « cluster d’expertises » dont la mission est de soutenir le cabinet Kassar International dans la réflexion et l’accompagnement à l’export des savoirs faire français. Car au-delà des prestations de diagnostic, de recherche de subventions, de montage de dossier, de lobbying ou d’aide à l’installation et des formations que propose le cabinet Kassar International, l’ambition de David Kassar est de constituer un véritable « think tank » dédié aux relations internationales et à l’export. Avec l’objectif de contribuer au développement économique de sa région d’origine, Midi-Pyrénées, tant en aidant les entreprises à mieux appréhender les marchés extérieurs qu’en facilitant les échanges avec les entreprises étrangères souhaitant développer des liens ou sites en France.

Echanges business et relations humaines...

Une vision reprise par Alain Mainguy, un des membres du Comité Stratégique et spécialiste du management : « ce Comité, basé sur les compétences mais aussi sur l’estime et l’amitié, apporte sa contribution à la réflexion stratégique que nous devons tous mener, secteur par secteur, afin de promouvoir l’export, qui est une nécessité pour développer les marchés des entreprises et relancer la croissance. Cette soirée est une opportunité unique de rencontrer en un seul lieu tous les consuls en place à Toulouse et d’échanger pour aider les entreprises étrangères à s’installer ici et les entreprises locales à aller vers les marchés export ».

Pierre Paillé, consul honoraire du Canada, a renchéri en indiquant la complémentarité entre des structures comme les corps consulaires et un cabinet tel que Kassar International, qui doivent être considérés comme des outils précieux au service de l’international. « Nous sommes tous en demande d’information : mieux connaître les spécificités sectorielles de l’économie régionale grâce aux compétences des membres du Comité et vous procurer des informations sur les pays que nous représentons. Avec l’objectif partagé d’accroitre le niveau d’exportations de nos pays respectifs ! Le corps consulaire est donc très fier de s’impliquer auprès du cabinet Kassar International avec l’ambition commune d’aider les entreprises à réussir à l’international ».

Après ces propos enthousiastes, il ne restait plus qu’à prolonger la soirée sur la terrasse, avec vue sur le Capitole, pour poursuivre les échanges autour de champagnes de producteurs et d’autres saveurs gourmandes et artisanales choisies par le « maître de maison » ! Car les relations internationales se tissent aussi sur la base des relations humaines, de la compréhension mutuelle, de la communication « interculturelle » et de la convivialité !

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

 

Agro-alimentaire : de l’héritage français à l’avenir mondial

Développement d’affaires à l’international dans l’agri/agro-alimentaire : un savant mélange d’innovation, d’export et d’adéquation aux attentes sociétales et économiques. Retour sur une soirée avec le pôle Agrimip Innovation Sud-ouest placée sous le signe de la qualité !

David KASSAR, Alain CHATILLON, Michel ROUX et Francis LARUE

A la veille d’un été qui se fait attendre et sur fond de météo incertaine, on parlait agriculture chez Kassar International le 20 juin au soir à l’occasion d’une conférence donnée par Alain Chatillon, sénateur, chef d’entreprise et président du pôle de compétitivité Agrimip Sud Ouest Innovation, Michel Roux, directeur de l’école d’ingénieurs de Purpan, et Francis Larue, président de la Commission International à la CCI de Toulouse, sur le thème du développement d’affaires à l’international dans les secteurs agri et agro-alimentaire.

D’une filière birégionale au pôle de compétitivité

Le pôle de compétitivité Agrimip Sud-ouest Innovation, créé en 2007 autour du concept des agro-chaînes, fédère près de 260 adhérents sur les régions Midi-Pyrénées et Limousin et a labellisé 266 projets dont 103 financés pour près de 70 M€. Avec une structure légère, ce pôle se veut un outil pour susciter les rencontres entre acteurs de la recherche et de l’entreprise et canaliser les innovations dans un secteur agricole et agro-alimentaire qui compte de nombreux atouts. Qui sait ainsi que ce secteur constitue le 1er employeur des deux régions, qu’il y a 1530 entreprises industrielles de l’agro-alimentaire et que le chiffre d’affaires de la filière est de 12 Md€ ? Autre motif de fierté : Midi-Pyrénées est la première région pour le nombre de produits alimentaires sous signe officiel de qualité ! Pour sa nouvelle feuille de route, le pôle affiche ses ambitions autour de 8 filières (6 végétales et 2 animales : maïs, tournesol, soja, vigne, pomme, fraise, ovin, foie gras de canard) et 4 axes : la valorisation des ressources naturelles, l’agriculture et l’industrie durable, les nouvelles attentes du consommateur, et la sécurité sanitaire et traçabilité des aliments. Un beau programme avec un triple enjeu : l’émergence de projets et d’innovations, l’aménagement du territoire et la promotion à l’international !

Alain CHATILLON, président du pôle Compétitivité AGRIMIP Sud-Ouest Innovation, Sénateur, Maire de Revel   Michel ROUX, Trésorier du pôle Compétitivité AGRIMIP Sud-Ouest Innovation, Directeur général de l'Ecole d'Ingénieurs de Purpan à Toulouse   Francis LARUE, président de la Commission International de la CCI de Toulouse

Rester un leader mondial en agriculture et agro-alimentaire

Mais au-delà, Alain Chatillon, Michel Roux et Francis Larue ont évoqué d’autres questions. Comment ne pas aborder le sujet des OGM ? Sans vouloir refaire le débat, Alain Chatillon a évoqué le paradoxe qui fait, qu’en vertu de l’interdiction de cultiver des variétés OGM, la France souffre d’un gros déficit en production de protéines végétales et qu’on importe donc, massivement, des aliments pour l’alimentation du bétail, aliments eux issus de végétaux OGM mais produits ailleurs ! La priorité accordée au soja au sein de la feuille de route du pôle s’inscrit en effet dans l’enjeu de définir un véritable « plan protéines » français surtout quand on sait que cette lacune remonte en fait… au Plan Marshall quand les Etats-Unis proposaient d’aider les pays européens via l’importation de soja américain ! Alors qu’Alain Chatillon déplorait le désamour envers le monde de l’entreprise, notamment dans la sphère politique et l’aversion au risque typiquement français, Michel Roux posait une autre vraie question à fort enjeu : La France veut-elle se contenter de devenir un pays touristique où on mange bien et quitter la table mondiale des acteurs des grandes productions agricoles ? En se perdant, comme c’est le cas aujourd’hui, dans les réglementations sans fin et en important à tout va sans regarder ce qu’il est possible de produire sur place (60% de la consommation ovine est issue d’importations alors qu’on sait très bien produire du mouton en France !).

INP Toulouse, Ecole d'ingénieurs de Purpan à Toulouse   pôle de Compétitivité AGRIMIP Sud-ouest Innovation   Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse

Voir et penser mondial est, dans l’agro-alimentaire comme dans d’autres secteurs, essentiel. Cela nécessite d’investir à l’international, d’accompagner les entreprises avec des vrais dispositifs via un véritable guichet unique, sans saupoudrage ni copinage ! Certains outils existent déjà, même si la surenchère des structures et des dispositifs les rend parfois peu lisibles pour les entreprises. On peut citer l’exemple des VIE qui ne profitent aujourd’hui qu’aux grands groupes et pas aux PME, a précisé Francis Larue. Ou proposer de doter les ambassades de personnel formé et expert. Intégrer les attentes des consommateurs, la nécessité du marketing sans que cela ne devienne une obsession (il est révolu le temps où les produits diététiques se devaient d’être peu gourmands pour être jugés efficaces !) et de produire dans une logique d’alimentation santé, plaisir et… également export !

L’export, c’est un métier et une passion à vivre 7 jours sur 7 et qui nécessite d’être professionnel, ont rappelé les trois intervenants. Voilà une vision qui correspond tout à fait à la mission et aux ambitions du cabinet Kassar International !

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

 

Investir au Québec, mode d’emploi pour success-story !

Investir au Québec : c’est autour de ce thème porteur d’opportunités et de nouveaux marchés que Kassar International accueillait le 14 mars les représentants de la Délégation Générale du Québec à Paris et d’Investissement Québec. Alors, prêt à partir pour Montréal et sa Belle Province ?

David KASSAR, Pierre HEBERT, Linda HOULE et Dominique SALLIOT 

Forte affluence ce 14 mars dans les locaux de Kassar International à l’occasion d’une soirée exceptionnelle consacrée au Québec ! Malgré le froid d’un hiver presque canadien et les quelques flocons sur la ville rose, de nombreux chefs d’entreprises avaient répondu à l’appel de David Kassar pour venir débattre, en présence de Pierre HEBERT, Premier conseiller aux affaires économiques au sein de la Délégation Générale du Québec à Paris et de Linda HOULE, Directeur développement des affaires à INVESTISSEMENT QUÉBEC, de l’intérêt et des opportunités d’ « Investir au Québec ». Retour sur une belle soirée riche en échanges, organisée par le cabinet Kassar International en partenariat avec la Banque Populaire Occitane.

Le Québec, si proche et si différent

Près de 8 millions d’habitants répartis sur un territoire qui fait trois fois la France, une économie redressée, historiquement ancrée sur ses ressources naturelles mais qui a depuis longtemps résolument pris le virage de l’économie de la connaissance (aérospatial, biotechnologies, cleantech, TIC notamment), un climat des affaires sain et incitatif, des investissements dans la R&D records, un pragmatisme dans le business très nord-américain : le Québec est tout cela à la fois et apparait vite comme un eldorado pour entrepreneurs. Chiffres à l’appui : Québec se classe au 7e rang des pays de l’OCDE pour son investissement en recherche (2.63 % du PIB) et se positionne comme leader dans le développement de jeux vidéos, une industrie florissante, et comme une des 3 capitales mondiales de l’aéronautique derrière Toulouse et Seattle.

avid KASSAR, Pierre HEBERT, Linda HOULE et Dominique SALLIOT 

Evoquant les aides et les dispositifs de soutien proposés par Investissement Québec, la structure chargée d’accompagner les entreprises européennes souhaitant s'implanter et se développer au Québec, Linda Houle a décrit un environnement largement propice au business et notamment à la R&D et à la création de filiales et PME, par le biais de différentes mesures incitatives et de la capacité d’Investissement Québec, banque d’affaires gouvernementale, à accompagner, y compris en capital, les entreprises souhaitant se développer.

Investissement Québec     Banque Populaire

Pierre Hébert a, de son côté, rappelé la richesse et l’intensité des relations économiques (mais pas que !) entre la France et le Québec : la France est ainsi le 2e investisseur étranger au Québec, après les Etats-Unis, les diplômes français y sont reconnus, la langue commune permet un accès facilité, notamment pour les expatriés. Mais il a également souligné l’importance du dialogue interculturel et les différences qui nous distinguent de nos cousins québécois : le rapport à la hiérarchie beaucoup moins marqué, le caractère plus informel des contacts, l’environnement juridique et culturel différent. « Car les québécois sont avant tout des nord-américains, qui parlent français, et pas des latins ! »…

S’implanter au Québec : entre success-stories et retours d’expériences

Porte ouverte sur le marché nord-américain, le Québec apparait donc comme un endroit de choix pour l’entrepreneur en quête de nouveaux marchés. Dominique SALLIOT, Directeur des programmes et des ventes chez AEROLIA (filiale EADS) est venu témoigner de son expérience réussie de création d’une filiale au Québec. Après benchmarking avec l’Ontario voisin, c’est en effet dans la région de Montréal que l’entreprise spécialisée sur les aérostructures installera sa première usine sur le territoire nord-américain, à proximité de son client Bombardier. Pourquoi ici et pas ailleurs ? « Parce qu’on trouve ici un environnement propice et des interlocuteurs très professionnels et aux connaissances sectorielles approfondies, parce que de nombreuses aides sont proposées pour aider à l’implantation, parce que la mécanique d’accompagnement est très bien rodée. L’atterrissage se fait en douceur, on est très bien encadré et accueilli » se réjouit le nouveau patron québécois ! Car ici, quand une entreprise s’installe, elle est considérée comme une PME locale, même si son siège social ou sa maison-mère est étrangère ! Avec 100 personnes embauchées dont 17 expatriés, Aerolia est une des success-stories d’entreprises étrangères s’implantant sur place comme Québec en compte beaucoup, ont rappelé de concert Pierre Hébert et Linda Houle !

Cocktail dinatoire   Cocktail dinatoire

C’est pourtant sans poutine que les échanges se sont poursuivis tard dans la soirée entre participants et intervenants autour d’un cocktail convivial et nourri d’échanges intenses. Investir au Québec ? De nombreux participants de la soirée sont repartis convaincus ! Rendez-vous de l’autre côté de l’Atlantique !

 

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

 

 

Conférence d'Alain Juillet : L’intelligence économique appliquée pour comprendre le monde et réussir à l’export

Première conférence de l’année pour Kassar International autour d’Alain Juillet, venu parler d’intelligence économique, de la réalité du monde et du caractère impitoyable du monde des affaires. Entre co-opétition, secteurs porteurs, marchés émergents, individualisme croissant et éthique en berne ...

David KASSAR et Alain JUILLET

Pour inaugurer son cycle de conférences-rencontres 2013, Kassar International accueillait Alain Juillet, pionnier de l’intelligence économique en France et qui fut, notamment, Directeur du renseignement de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et Haut responsable en charge de l’Intelligence Economique au Secrétariat Général à la Défense Nationale (SGDN). En évoquant le concept d’intelligence économique appliquée, l’importance de la connaissance interculturelle et la nécessaire vigilance du chef d’entreprise, Alain Juillet a brossé un aperçu sans artifice et langue de bois de l’état du monde. Aujourd’hui et dans 20 ans. Pour ne pas se laisser dépasser, il faut s’informer et savoir réagir. Vivifiant !

L’intelligence économique appliquée, mode d’emploi

Articulée autour d’un tryptique Veille/Protection/Influence, l’intelligence économique est usuellement définie comme l’ensemble des activités coordonnées (et l’ingéniérie associée) de collecte, de traitement, d'analyse, de valorisation et de diffusion de l'information utile aux acteurs économiques pour un éclairage et une aide à la décision.

Dans un contexte d’économie désormais mondialisée et de concurrence exacerbée, le dirigeant de PME doit être curieux et humble, pragmatique et ouvert. A l’heure de l’internet, il doit s’informer, mais surtout savoir décrypter et utiliser l’information, prendre le temps, malgré le quotidien et le fameux « nez dans le guidon », d’approfondir afin de savoir réagir et s’adapter. Grâce à internet, l’entreprise a les moyens de rester pointue et performante, de se différencier et d’être en phase avec ses marchés. « Et s’il n’y a pas de marché chez vous, allez le chercher ailleurs plutôt que de casser les prix dans une vision court-termiste » ajoute Alain Juillet. La PME ne peut pas vivre en circuit fermé. Si elle doit se méfier, « tout concurrent est un ennemi », elle doit aussi savoir se regrouper et savoir, parfois, collaborer : c’est le concept de co-opétition, savant mélange de compétition et de collaboration. Mais elle doit s’ouvrir sur le monde car c’est le monde qui va la sauver ! « Il faut prendre conscience que notre pays a vécu sa grande époque, l’Europe et les Etats-Unis perdent pied face aux puissances émergentes. Il faut arrêter de gémir sur son sort et aller vers les marchés potentiels avec des produits et services efficaces et pertinents » exhorte Alain Juillet. Mais il faut apprendre à le connaître, ce vaste monde, en intégrant par exemple les spécificités culturelles et comportementales. Qu’on soit au fin fond des Etats-Unis où le poids des traditions reste prégnant, en Arabie Saoudite où on attend la tombée de la nuit pour se connaître et faire confiance ou en Chine où on ne dit jamais non. Et pourtant ...

Les enjeux, les risques et la réalité de l’international

La Chine, justement. Entre eldorado et menace. Longuement et souvent évoquée au cours de la soirée, la Chine cristallise beaucoup d’espoir d’export au vu du colossal marché d’un pays qui aspire à atteindre le niveau de vie occidental, mais qui n’a pas le temps d’inventer et va donc préférer copier. Ou récupérer un savoir-faire. Ainsi, il y a quelques années à Calais où les Chinois ont tenté de racheter les machines introuvables ailleurs, puis, se rendant compte qu’ils avaient aussi besoin du savoir-faire, de débaucher les ingénieurs locaux afin de produire de la dentelle à bas coût et d’inonder le marché mondial jusqu’à ce que le gouvernement français réagisse, alerte les familles calaisiennes et classe le tout au titre du patrimoine national pour contrer l’opération chinoise ! « Il faut avoir à l’esprit que les Chinois sont formatés au jeu de Go, où la tactique est d’encercler l’adversaire pour le forcer à servir, et non au jeu d’échecs pour le mettre KO ! Il n’y aura donc jamais d’attaque frontale, ni de non catégorique, mais il ne faut jamais y dévoiler sa technologie sous peine de tout perdre ! » précise Alain Juillet. D’ailleurs, comment Coca-Cola réussit-il à s’en sortir si ce n’est en gardant jalousement gardé le secret de la recette du « 7X » ? Déplorant parfois le côté « enfant de chœur » de l’entrepreneur ou cadre français, Alain Juillet a ainsi cité plusieurs cas véridiques de chambre d’hôtel visitée et d’invitation à déjeuner après une matinée de négociation permettant en fait à la secrétaire de copier l’ensemble des documents et ordinateur laissés en toute confiance. La solution : toujours garder sur soi les informations confidentielles et se méfier… Le monde des affaires est impitoyable !

De l’état du monde

Rebondissant sur un rapport rendu récemment public aux Etats-Unis, Alain Juillet a évoqué l’état du monde et son évolution. Qui tend vers l’avènement d’une société de plus en plus individualiste, ce qui pose problème, dans nos sociétés occidentales mais notamment en Chine car cela casse le modèle chinois traditionnellement grégaire. Dans l’entreprise, cela se traduit par une perte de sentiment d’appartenance et une infidélité croissante (dans le temps mais aussi dans la tentation de vendre des informations…), liées en partie au fait que les salariés sont aussi parfois considérés comme des « variables d’ajustement » en temps de crise. Et tout comme au niveau social, se côtoieront demain des très riches et des très pauvres, consacrant la disparition progressive des classes moyennes, il y aura demain des très grandes et des très petites entreprises. Qui devront être informées, adaptables et compétitives. Avec un vrai positionnement. Sait-on assez que le premier secteur qui rapporte le plus à la France au niveau du commerce extérieur est l’agro-alimentaire ? Loin devant les avions ou les centrales nucléaires et donc essentiellement grâce à l’activité de petites entreprises qui œuvrent dans un secteur « historique » de savoir-faire français. Ce qui n’empêche pas de devoir se poser des questions sur la lisibilité de l’offre française : « comment un étranger peut-il comprendre la différence entre les quelques 1400 dénominations et 460 appellations relatives aux vins français alors que les vins du Nouveau Monde se résument en Chardonnay et Pinot noir ? ». La spécificité française a son charme et sa valeur mais doit rester accessible et lisible si l’on veut réussir à l’export !

C’est pourtant autour de Champagne bien français et de quelques vins de Bordeaux encore inégalés que la soirée s’est poursuivie pour des échanges denses entre les participants et l’orateur. Car même si on peut déplorer la perte d’éthique dans l’entreprise et dans le monde, on ne peut pas reprocher de maintenir une tradition de convivialité ! Prochaine soirée-conférence le 14 mars !

Alexandra Foissac, Communication Kassar International

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Conférence de Pierre-André Wiltzer: du rôle d’une agence à la position de la France dans l’échiquier mondial, la vision d’un ancien président de l’AFD

Le 19 décembre, le cabinet Kassar International organisait une rencontre économique et invitait Pierre-André Wiltzer, ancien président de l’Agence Française de Développement, pour évoquer les interventions et dispositifs existants en matière d’aide au développement et d’accompagnement des acteurs privés et publics à l’étranger. L’occasion de rappeler l’histoire de l’AFD et d’évoquer le rôle de la France dans le monde et les enjeux de développement du continent africain.

En cette fin d’année, David Kassar accueillait un invité de marque, en la personne de Pierre-André Wiltzer, Président de l’Agence Française de Développement jusqu’en 2010, et expert de l’aide au développement et des questions africaines.

L’AFD, une agence nationale, des missions d’appui et 2.6 milliards d’euros

Devant une assistance captivée, l’ancien ambassadeur et ministre délégué à la coopération a tout d’abord rappelé ce qu’était l’Agence Française de Développement, quelles étaient ses missions et ses valeurs. On le sait peu mais l’AFD a été créée en 1941 à Londres par le Général de Gaulle sous le nom de Caisse Centrale de la France Libre, en substitution à la Banque de France et afin de gérer les questions financières et monétaires notamment parce qu’une partie de l’Empire avait décidé de reconnaître l’autorité du Général. Devenue à la fin de la guerre la Caisse Centrale de l’Outremer, puis la Caisse Centrale de Coopération Economique et enfin, plus récemment une Agence intervenant comme opérateur pour le compte du Ministère, dotée de compétences élargies et de moyens humains conséquents (1700 employés dont 700 sur le terrain), l’AFD représente aujourd’hui l’expertise française publique en matière d’aide au développement. A travers des prêts, des subventions, des fonds de garantie ou des contrats de désendettement, l’AFD accompagne ainsi des projets de développement dans les pays du Sud. Intervenant dans 70 pays (Afrique notamment sub-saharienne, Asie, Amérique latine, Outremer…), l’AFD a apporté 6.8 Milliards d’euros en 2011 à des projets d’urbanisme, de santé, d’assainissement ou d’éducation. Avec toujours un accent fort mis sur le développement durable et responsable tant au niveau de l’environnement que social et notamment quand il s’agit de projets dans des pays plus avancés, tels que le Brésil ou la Chine.

En 1977, l’AFD a créé une filiale, la PROPARCO, dédiée au financement du secteur privé et chargée d’intervenir en capital-risque pour renforcer les fonds propres d’entreprises impliquées dans le champ d’intervention de l’AFD. 300 clients, un portefeuille de 2.6 milliards d’euros fin 2011, et surtout une ambition : financer des projets privés ayant un impact réel sur le développement local tout en respectant l’environnement, une valeur devenue centrale à l’AFD et dans sa filiale.

L’appui à l’international, un écosystème complexe

Evoquant brièvement l’environnement, complexe, des structures intervenant autour de l’accompagnement à l’export, Pierre-André Wiltzer a rappelé les rôles respectifs d’Ubifrance, du réseau des Chambres de Commerce à l’étranger, de la Coface ou d’Oséo. Auxquels il faut ajouter le FASEP ou les VIE cofinancés en partie, en Midi-Pyrénées en tout cas, par la Région. De l’avis unanime, le système français est jugé trop complexe et certaines positions parfois surprenantes. En Afrique, la situation apparait ainsi paradoxale aujourd’hui. Après avoir investi longtemps (à perte) en Afrique francophone, la France semble, aux yeux des observateurs locaux, battre en retraite… au moment où un retour sur investissement semble possible, alimenté par le développement du continent. Car après les années d’afro-pessimisme, l’heure est désormais à l’engouement pour ce « nouveau Far-West » auquel commencent d’ailleurs à s’intéresser la Chine ou les Etats-Unis. Appelant à une remobilisation vers l’Afrique tout en déplorant les clichés trop souvent véhiculés sur ce continent qui réunit 54 pays, Pierre-André Wiltzer a conclu sur le « gap » de financement (entre la micro-finance et les projets à plusieurs dizaines de milliers d’euros) qui empêche parfois les entreprises françaises d’oser se lancer sur ces marchés complexes. Il faut dire qu’à l’inverse des l’Allemagne, il n’est pas usuel ici de voir des grands groupes emmener dans leurs bagages des PME à l’export. Si c’est sans doute culturel, il reste que selon Mr Wiltzer, « ce n’est pas le moment d’être timoré » !

Après cette conclusion offensive, place a été donnée au cocktail convivial, temps d’échanges privilégiés et de discussions à bâtons rompus entre les participants et l'orateur. Pour sa prochaine rencontre, prévue le 24 janvier, le cabinet Kassar International accueillera Alain Juillet, ancien dirigeant d’entreprises et haut fonctionnaire et surtout pionnier de l’intelligence économique. Un beau débat en perspective !

 

11 octobre 2012

Monsieur Jacques Godfrain, ancien Ministre de la Coopération, député honoraire de l’Aveyron en présence de Louis Duvernois, sénateur représentant les Français établis hors de France nous ont fait l'honneur de leur présence pour aborder les thématiques suivants :

 

David KASSAR, Jacques GODFRAIN, Louis DUVERNOIS

 

 

  • Développer les activités des PME/PMI à l’international : raisons et stratégies
  • Les pays francophones du continent africain : quelles opportunités pour les PME/PMI françaises ?
  • Coopération française : rôle, activités et soutien pour les PME/PMI
  • Pourquoi s’implanter en Afrique : forces, faiblesses, opportunités et menaces d’un continent
  • Les actions de la France en Afrique : un exemple de soutien aux entreprises nationales réussi

 

 

Dans le cadre d'une rencontre privée, en partenariat avec la Banque Courtois, Mission Internationale, Mazars et Euler Hermes Mission Internationale a organisé une conférence

Québec, porte d'entrée de l'Amérique du Nord

à Toulouse, le jeudi 9 mars 2017

au siège de la Banque Courtois au 33 rue de Rémusat, 31000 Toulouse

La conférence était animée par

Pierre Marc Johnson

ancien Premier ministre du Québec, Négociateur en chef pour le Québec de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (« l’AECG ») et Avocat-conseil au cabinet montréalais Lavery deBilly.

Yves Grimard

Directeur Europe d'Investissement Québec, société d'état qui aide les investisseurs étrangers dans leurs démarches d'implantation au Québec.
Yves Grimard a été représenté par David Brulotte, représentant du bureau à Paris.

David Kassar

Président de Mission Internationale, société spécialisée dans l'implantation d'entreprises vers la francophonie, lauréat du réseau « Entreprendre », EMBA/HEC-CPA, auditeur IHEDN.

Déroulement de la soirée :

  • Pourquoi l'internationalisation au Québec ?
  • Questions/Réponses
  • Cocktail dinatoire offert dans les locaux de la banque Courtois
Partenaires de l'événement :

 

Dans le cadre d'une rencontre privilégiée, en partenariat avec Mission Internationale, EDEN PACA et la fédération EDEN, la CCI du Var & CCI International PACA ont organisé une conférence / débat

Québec, porte d'entrée de l'Amérique du Nord

Canada, opportunités de marchés civils et militaires dans le Naval & l'Aéronautique

à Toulon, le mardi 13 juin 2017

au siège de la CCI du Var au 236 boulevard Maréchal Leclerc, 83000 Toulon

La conférence était animée par

Pierre Marc Johnson

ancien Premier ministre du Québec, Négociateur en chef pour le Québec de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (« l’AECG ») et Avocat-conseil au cabinet montréalais Lavery deBilly.

Yves Grimard

Directeur Europe d'Investissement Québec, société d'état qui aide les investisseurs étrangers dans leurs démarches d'implantation au Québec.

David Kassar

Président de Mission Internationale, société spécialisée dans l'implantation d'entreprises vers la francophonie, lauréat du réseau « Entreprendre », EMBA/HEC-CPA, auditeur IHEDN.

Laurence Vidal Cluzel

Responsable Mission Défense régionale, CCI Var et délégué générale EDEN PACA, auditeur IHEDN

Déroulement de la soirée :

17:15
Accueil et ouverture de séance par Jacques Bianchi, président de la CCI Var
17:30
Pourquoi l'internationalisation au Québec ? avec Laurence Vidal Cluzel, David Kassar, Yves Grimard et Pierre Marc Johnson
18:00
Questions / Réponses
18:20
Le Cluster EDEN : bientôt 10 ans de succès. Bilan & perspectives avec Jean Luc Logel, Président
18:30
Témoignages de dirigeants d’entreprises de Région PACA, membres EDEN PACA : ATEM avec Arnaud Sackda, BF SYSTEMS avec Axel Barbaud, IRTS avec Patrick Roynette, NOVADEM avec Pascal Zunino, SOFRESUD avec Bernard Alhadef
19:00
Questions/Réponses
19:30
Témoignages des Pôles de Compétitivité :
Mer Méditerranée avec Eve Raymond, directrice Développement International, Optitec et Safe avec Géraud Parjadis, directeur général
20:00
Poursuite des échanges entre participants & intervenants autour d’un cocktail dinatoire offert par la CCI du Var
21:30
Pour ceux qui le souhaitent, les échanges se poursuivront au cours d’un diner
Partenaires de l'événement :

 

 

Dans le cadre d'une rencontre privée et en partenariat avec le Medef Montpellier, Mission Internationale a organisé une conférence

Québec, porte d'entrée de l'Amérique du Nord

à Montpellier, le jeudi 21 septembre 2017

au siège du Medef au 113 Allée Jean Anouilh, 34070 Montpellier

La conférence était animée par

Éric Dequenne

Vice-président aux affaires internationales d'Investissement Québec, société d'état qui aide les investisseurs étrangers dans leurs démarches d'implantation au Québec.

Pierre Marc Johnson

ancien Premier ministre du Québec, Négociateur en chef pour le Québec de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (« l’AECG ») et Avocat-conseil au cabinet montréalais Lavery deBilly.

David Kassar

Président de Mission Internationale, société spécialisée dans l'implantation d'entreprises vers la francophonie, lauréat du réseau « Entreprendre », EMBA/HEC-CPA, auditeur IHEDN.

Frédéric Maisonnasse

Directeur zone Québec / Amérique du Nord de Mission Internationale, en charge de l'accueil, la coordination et le suivi des entreprises francophones

Déroulement de la soirée :

  • Pourquoi et comment l'internationalisation au Québec ?
  • Questions/Réponses
  • Cocktail dinatoire offert dans les locaux du Medef Montpellier

 

Partenaires de l'événement :

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